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  • L’USM entendue sur le PLF 2026

    L’USM entendue sur le PLF 2026

    L’USM alerte la rapporteure de l’Assemblée nationale sur le manque de moyens pour la justice, les coupes budgétaires touchant les MTT et les MHFJ et leurs effets sur le jugement des affaires criminelles et l’organisation des juridictions.

    Elle insiste sur la nécessité de poursuivre les recrutements de magistrats, encore insuffisants au regard des besoins.

    L’USM défend aussi une contribution financière à l’aide juridique, une taxe sur les gros contentieux et l’extension du paiement des frais de justice aux condamnés.


    L’USM a été entendue le 24 octobre 2025 par la rapporteure de l’Assemblée nationale sur l’exécution budgétaire des crédits pour l’année 2025 ainsi que sur le projet de loi de finances pour 2026, mais également sur diverses questions portant en particulier sur le traitement judiciaire des victimes de violences sexuelles.  

    Cette audition nous a permis d’interpeller à nouveau la représentation nationale sur l’insuffisance des moyens alloués à la justice notamment quant à la baisse drastique des vacations des MTT et des MHFJ dont les perspectives sur 2026 ne s’annoncent pas favorables, et sur les conséquences de ces coupes financières sur le quotidien des collègues et sur la gestion des contentieux dans les juridictions.  

    Nous avons également exprimé nos attentes sur la poursuite des recrutements de magistrats et quant au fait que le nombre de 1500 magistrats supplémentaires ne devait pas être une voie d’achèvement. Nous avons mis en évidence que, même avec ces nouveaux recrutements, nous étions encore bien loin des chiffres de la CEPEJ, et le fait que le référentiel macro « charge des travail des magistrats » destiné à objectiver nos besoins de recrutements (qui est toujours bloqué au niveau ministériel) conduit à retenir des chiffres similaires à ceux de la CEPEJ en termes de besoins.  

    Nous avons encore fait valoir que nous étions favorables à la mise en place d’une contribution pour l’aide juridique en matière civile et prud’homale en première instance à l’instar de celle existant en appel. Nous avons rappelé que l’USM portait un amendement en faveur d’une taxe proportionnelle sur les gros contentieux, outre que nous soutenions également l’extension aux condamnés personnes physiques du règlement des frais de justice criminelle, correctionnelle et de police tout en soulignant les difficultés de recouvrement résultant de la réalité socio-économique de nombre d’entre eux.   

    Nous avons enfin pu rappeler la qualité de la formation des magistrats en matière de violences sexuelles et familiales et les efforts mis en place par l’ENM pour assurer un niveau de formation élevé en la matière, tout en précisant qu’il ne nous semblait pas nécessaire de rendre une telle formation obligatoire pour tous les collègues en particulier pour ceux exerçant dans des contentieux très éloignés de cette problématique (ex : type droit de la construction, des contrats, droit commercial…).  

  • Budget de la justice – PLF 2025

    Budget de la justice – PLF 2025

    Lundi 14 octobre, nous vous avons transmis notre communiqué de presse où nous avons interpellé les médias pour rappeler que les moyens de la justice française ne sont pas à la hauteur de ses enjeux. Vous le retrouverez sur notre site (ici).

    Ce jour, le bureau national de l’USM, représenté par Ludovic Friat, président, Stéphanie Caprin, vice-présidente, et Rachel Beck, secrétaire nationale rédactrice en chef du NPJ, a été auditionné au sujet du projet de loi de finances pour 2025 par Madame la députée Gabrielle Cathala, rapporteure du budget de la Justice et de l’accès au droit.

    Nos auditions se poursuivront au Sénat le 31/10 puis le 12/11/2024.

    Cette première audition a été notamment l’occasion d’insister sur la situation concrète des juridictions et les attentes fortes des magistrats et personnels judiciaires en termes de moyens, recrutements et outils matériels et informatiques. Le retard accumulé est tel que la situation de notre institution est obérée sur le long terme.

    Les moyens supplémentaires prévus dans la Loi d’orientation et de programmation de la Justice du 20 novembre 2023 étaient impératifs, mais insuffisants en eux-mêmes pour « réparer » totalement et durablement la Justice en « état de délabrement avancé » après « 30 ans d’abandon budgétaire ». L’annonce que cette trajectoire budgétaire à l’horizon 2027 ne serait pas tenue est donc particulièrement inquiétante, et nous ne pouvons qu’espérer des amendements gouvernementaux attendus qu’ils viennent protéger le budget de la Justice comme celui d’autres domaines régaliens. Nous avons pour notre part plaidé en ce sens.

    A l’appui de notre démonstration nous avons pu mettre en avant notamment la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ), organe du Conseil de l’Europe, qui a publié son étude 2024 (données 2022) sur les « Systèmes judiciaires européens : Rapport d’évaluation de la CEPEJ – Cycle d’évaluation 2024 (données 2022) » le 16 octobre 2024 (à retrouver ici en intégralité). Nous vous joignons une note reprenant les éléments saillants du rapport concernant la France : Lire la note USM sur le rapport CEPEJ 2024.

    Sur ce sujet déterminant, vous pouvez compter sur notre implication et nos interventions sans relâche pour que la Justice française dispose, enfin, d’un budget à la hauteur des enjeux.

  • Projet de loi de finances 2024

    Projet de loi de finances 2024

    L’USM entendue par le Sénat sur le projet de loi de finances 2024 : des efforts mais à quel prix ?

    Retrouvez nos 2 notes : celle analysant en détails les différents programmes du budget justice 2024 et celle plus spécifique élaborée pour le Sénat.

    – nos observations sur le PLF 2024.

    – nos observations lors de notre audition.

  • Audition par un député sur le budget 2024

    Audition par un député sur le budget 2024

    Malgré des efforts budgétaires importants, la justice reste malade, sous dotée en moyens matériels et humains.

    Notre avons été entendus le 18 octobre 2023 par le député du groupe écologiste Jérémie Iordanoff sur le projet de loi de finances 2024. Nous avons pu développer notre analyse sur les annonces budgétaires.

    Nous avons ainsi reconnu les efforts très importants fournis depuis trois ans par le gouvernement. Toutefois, après 30 ans d’abandon budgétaire, après le constat accablant dressé par les Etats généraux de la Justice et après la Tribune dite des 3000, il ne pouvait en être autrement.

    Nous avons tenu également à avertir qu’il ne pouvait être question de prétendre que la Justice serait réparée d’ici la fin de ce quinquennat, et que ni les délais ni les stocks ne pourront être réduits de moitié d’ici à 2027, comme s’y engage pourtant notre ministre, tant les manques en moyens matériels et humains sont criants.

    Pour aller plus loin :

    Lire notre note sur le budget, les effectifs, et concernant des questions particulières et plus techniques (comme les placements extérieurs, les besoins de la protection judiciaire de la jeunesse, les besoins en assistance éducative, les moyens dédiés à la lutte contre les violences intrafamiliales, la délinquance environnementale et la délinquance économique et financière).