Étiquette : Rémunération

  • Réforme des rémunérations, 3e grade

    Réforme des rémunérations, 3e grade

    Le 17 mars 2025, la DSJ a présenté la cartographie du futur 3e grade aux organisations syndicales, dont l’USM représentée par Natacha Aubeneau, trésorière nationale, et Ludovic Friat, président.

    Relisez notre dernière synthèse sur les rémunérations : Rémunérations des magistrats, histoire sans fin…

    Lisez et conservez ce point d’étape, long mais complet, sur un sujet d’intérêt pour tous mais suscitant nombre de craintes et d’incompréhension.

    Quel rétroplanning ?

    Une réunion interministérielle (RIM) est programmée cette semaine avec la DGAFP, pilotée par le Premier ministre : la DSJ porte la version « haute » avec notamment deux grilles au 3e grade, l’une « socle » et l’autre « supérieure ».

    La réforme est promise pour la fin de l’année 2025 au plus tard, en application de la loi organique. La CPE est fixée mi-avril, avant un passage au « guichet unique » de Bercy puis au Conseil d’Etat ; les textes devant être publiés en octobre ou novembre. Les élections à la commission d’avancement (CAV) seront en conséquence probablement décalées à janvier 2026. Dès lors, la transparence de février-mars 2026 ne permettra sans doute pas d’élévation au 3e grade, laquelle sera reportée sur la suivante.

    Quels points en discussion ?

    Sont discutés par Bercy : le volume du contingent du 3e grade, les grilles du 3e grade, le temps réduit (« booster ») dans les échelons pour les 2e et 3e grades. La DSJ porte aussi une demande d’augmentation indemnitaire pour l’encadrement intermédiaire au 2e grade dans le PLF 2026. Mais l’alignement des deux premiers grades sur les grilles des magistrats administratifs et financiers ne parait pas poser de problème en soi, ce qui constituerait une avancée d’importance. Pour mémoire, les grilles des deux premiers grades des juges administratifs (conseiller et premier conseiller) comptent respectivement 30 et 32 échelons, et il existe 3 grilles spécifiques pour le 3e grade (grade de président) – hors Conseil d’Etat.

    Le futur 3e grade : quel volume ?

    Dans le projet de la DSJ, le volume du 3e grade futur représenterait environ 18% du corps (y compris la Cour de cassation), contre 13% de HH aujourd’hui : il comprendrait tous les HH, les 225 postes de chefs de juridiction actuellement Bbis et 4 à 5% pour le contingent de « magistrats à valeur professionnelle exceptionnelle » (experts non encadrants) qui seront inscrits au tableau d’avancement. Pour mémoire, chez les magistrats administratifs, il y a 20% du corps au 3e grade socle +6% de présidents sur liste d’aptitude 1 +2% sur liste d’aptitude 2, outre un 3e grade supérieur pour les membres du Conseil d’Etat, soit environ 30% du corps au 3e grade.

    La cartographie du 3e grade, une « mise en ordre » nécessaire pour convaincre Bercy ? 

    Les postes d’encadrement supérieur et intermédiaire doivent être cartographiés pour figurer dans le décret en préparation. Les autres postes du 3e grade ne sont pas localisés, tout « magistrat à valeur professionnelle exceptionnelle » pouvant être présenté au tableau d’avancement du 3e grade par son chef de cour et inscrit par la commission d’avancement.

    La DSJ a présenté une répartition des postes d’encadrement intermédiaire au 3e grade répondant à une certaine logique, tenant principalement compte de la taille des juridictions, dans un souci d’harmonisation de la structure d’encadrement.

    Dans les cours d’appel, des postes de présidents de chambre et d’AG vont être supprimés au profit de la création de postes d’encadrement intermédiaire au 3e grade dans les TJ, pour un total de postes au 3e grade plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui au HH. Ces postes au 3e grade ont vocation à devenir des postes impliquant de réelles fonctions d’encadrement et d’animation de service.

    Ainsi, à titre d’exemple, il y aurait :

    • Au moins 1 AG, 1 PC et 1 PCHINS par cour d’appel ; au moins 3 AG, 7 PC et 1 PCHINS par cour du groupe 1 ;
    • Au moins 2 premiers VP dans chaque TJ de plus de 50 magistrats du siège (civil, pénal) ; au moins 3 PRA par TJ du groupe 1 et au moins 2 PRA par TJ de plus de 20 magistrats au parquet ;
    • Suppression des postes de 1er VPA et 1er VPR dans les TJ dotés de 1ers VP et PRA au 3e grade ;
    • Création de postes de 1ers VP pour les fonctions spécialisées dans les TJ de groupe 1.

    Cette nouvelle structuration du corps s’appliquera progressivement au gré des départs à la retraite des collègues qui occupent les postes supprimés et des nominations sur les postes créés. L’USM se réjouit de cet élargissement du volume des postes fléchés au 3e grade.

    Quelle sera la situation des actuels « Bbis » ?

    Il n’a jamais été envisagé de passer l’ensemble des Bbis (7% du corps) au 3e grade. Il s’agit d’un échelon fonctionnel qui concerne actuellement 225 chefs de juridiction et 324 postes non-chefs, dont 44% n’ont pas l’ancienneté suffisante pour atteindre l’échelon Bbis (donc rémunérés à un indice inférieur).

    La DSJ a confirmé l’absence de reclassement automatique des chefs de juridiction Bbis en raison des règles statutaires, rappelant que la question est en dehors des discussions avec la DGAFP puisque tous les postes de chefs sont inclus dans le contingent du 3e grade par l’effet de la loi organique et que l’alourdissement sur place dépend du CSM. Parmi eux, une quinzaine chefs Bbis ne pourront pas accéder au 3e grade, faute de remplir les conditions statutaires, dont 5 vont devoir prendre un poste non-chef avant de pouvoir prétendre à un nouveau poste de chef. L’USM soutient que les chefs concernés doivent être proposés rapidement à une re-nomination sur leur propre poste au 3e grade pour qu’ils puissent tirer bénéfice du repyramidage de leur poste.

    Avec les nouvelles grilles (qui nous seront présentées fin mars), les collègues actuellement sur des postes Bbis seront reclassés dans la nouvelle grille du futur 2e grade à l’échelon correspondant à celui qu’ils ont atteint et pourront continuer leur progression puisque les nouvelles grilles permettent un déplafonnement pour tous. Conformément à ce que l’USM a toujours soutenu pour revaloriser l’encadrement intermédiaire, la DSJ porte en outre un temps réduit dans les échelons + un régime indemnitaire plus favorable + une expérience d’encadrement valorisée par la commission d’avancement lors de l’inscription au tableau d’avancement du 3e grade. L’USM avait également soutenu que tous les magistrats, notamment sur ces postes d’encadrement intermédiaire, devraient bénéficier de la NBI mais cette demande n’a pas été entendue.

  • Rémunération des magistrats, histoire sans fin…

    Rémunération des magistrats, histoire sans fin…

    En réponse à nos demandes répétées pour connaitre les suites réservées au projet de grilles indiciaires porté à Bercy à l’été 2024 (voir ici notre dernier article à ce sujet), la DSJ a entendu l’USM lors d’une réunion bilatérale courant décembre 2024 sur le futur 3e grade et la structuration du corps.

    Nous avions fait le choix de ne pas communiquer publiquement sur ces échanges, ni de diffuser notre brève note, s’agissant de premières discussions bilatérales, encore informelles et susceptibles de larges évolutions. Mais pour répondre aux interrogations légitimes de nos adhérents et collègues, nous avons décidé de vous exposer les grandes lignes de nos observations.

    Cette réforme de la structuration du corps en trois grades s’inscrit dans le cadre fixé par la loi organique du 20 novembre 2023 (texte de la loi ici) dont vous pouvez retrouver une synthèse faite par l’USM ici sur notre site. Pour réfléchir sur ce sujet complexe, il convient de toujours se reporter à la loi organique ou à l’ordonnance du 22 décembre 1958 (mais dans ce cas, sur Légifrance, veiller à consulter la version consultable « ad futurum » à décembre 2025).

    Nous avons une fois encore insisté sur le nécessaire alignement de la rémunération des magistrats judiciaires sur celle des magistrats administratifs et financiers, qui ont obtenu leurs nouvelles grilles indiciaires par une série de décrets de juin 2023 (relire ici notre newsletter de février 2024 reprenant l’historique de nos revendications).

    Si les magistrats judiciaires ont obtenu fin 2023 une revalorisation sensible de leur rémunération indemnitaire (primes forfaitaire et modulable), ce n’était qu’un juste rattrapage d’une absence de toute revalorisation depuis près de 30 ans. De plus, il ressort de la lecture du PLF 2025 que les magistrats administratifs et financiers vont obtenir de nouvelles revalorisations indemnitaires, de sorte que le décrochage des magistrats judiciaires risque de se poursuivre.  Dans la continuité des actions que nous menons depuis 2021 pour porter nos revendications (retrouver toutes nos notes à ce sujet sur notre site internet), outre cette rencontre avec le directeur des services judiciaires, nous avons écrit la semaine dernière à Bercy et à la DGAFP pour rappeler cet état de fait.

    Nous avons très fermement rappelé à la DSJ que :

    • le projet de réforme des grilles indiciaires a été présenté en commission permanente d’études le 29 mai 2024, à l’issue de longs travaux, et était dès lors en attente d’arbitrage par Bercy (saisine du « guichet unique ») lorsque la dissolution de juin 2024 est intervenue ;
    • seul l’indiciaire était réellement pris en compte pour le calcul de la retraite ;
    • le non-respect de cet engagement serait dévastateur et provoquerait inévitablement une désespérance professionnelle majeure.

    Le bureau de l’USM a rappelé ses revendications constantes relatives à :

    • un troisième grade qualitatif et élargi, non limité aux postes de chefs,
    • la nécessité de débloquer les échelons sommitaux (5e échelon de l’actuel 2nd grade, notamment pour les collègues recrutés latéraux ou du futur concours professionnel, échelons B3 et Bbis de l’actuel 1er grade, mais aussi chaque échelle-lettre du HH),
    • l’alignement impératif sur les grilles indiciaires des magistrats administratifs et financiers (avec le même nombre d’échelons écartant tout risque de plafonnement).

    Si la loi organique du 20 novembre 2023 prévoit que tous les postes de chefs de juridiction seront au 3e grade, l’USM continue son combat au service de la valorisation et de l’attractivité des postes d’encadrement intermédiaire (actuels Bbis) dont les spécificités paraissent très insuffisamment prises en compte. Nous avons encore sollicité avec force une indemnité spécifique ainsi qu’une réduction du temps passé dans les échelons, sous peine de désaffection massive pour ces fonctions exigeantes et chronophages.

    Nous avons notamment plaidé pour que le volume des postes au 3e grade ne soit pas revu à la baisse pour des raisons budgétaires, et éviter que le nombre de places éligibles au titre du « magistrat expert » sur inscription au tableau d’avancement au 3e grade ne soit réduit à la portion très congrue.

    Concernant le projet visant à restructurer l’encadrement dans les cours et tribunaux de façon uniforme au national, le bureau de l’USM a insisté sur la nécessité de rester au plus près des demandes et spécificités locales.

    Nous vous tiendrons informés du positionnement de la DSJ à l’issue des prochains échanges.

    L’USM, seule organisation syndicale à avoir formé des propositions concrètes et chiffrées sur les rémunérations, reste particulièrement soucieuse de voir aboutir un projet qu’elle porte très activement depuis 2021.

  • Parlons argent (suite)

    Parlons argent (suite)

    La rémunération des magistrats est composée d’une partie indemnitaire (prime forfaitaire et prime modulable) qui a été augmentée sensiblement en octobre 2023 – nous en parlions dans notre lettre n°2023 n°7 – et d’une partie indiciaire, la seule qui compte pour la retraite, qui doit elle aussi être réformée dans le prolongement de la réforme du statut intervenue par la loi organique du 20 novembre 2023.

  • Rémunérations : comment ça marche ?

    Rémunérations : comment ça marche ?

    Voici une fiche explicative pour bien comprendre les différents éléments de la rémunération, quelles modifications est venue apporter la réforme des primes forfaitaires et modulables applicable depuis octobre 2023, et quelques outils pour calculer sa rémunération, évaluer l’augmentation apportée par la réforme.

    Télécharger le document ici avec les liens utiles ou consultez-le en lecture ci-dessous.

     


  • Rencontre USM-DSJ

    Rencontre USM-DSJ

    Premier échange bilatéral depuis le vote de la loi organique et de la loi d’orientation et de programmation de la Justice adoptées le 20 novembre 2023, le bureau de l’USM a rencontré le directeur des services judiciaires, Paul Huber, et son adjointe, Soizic Guillaume, le 13 décembre 2023.

    Les sujets abordés étaient donc nombreux et importants pour le corps.

    Nous avons longuement échangé sur l’élaboration des décrets d’application concernant notamment la mise en œuvre des nouvelles voies d’accès à la magistrature (concours professionnel et magistrats en service extraordinaire) ainsi que sur nos futures grilles indiciaires, lesquelles devraient être mises en œuvre dès la fin de l’année 2024, ce dont nous nous réjouissons.

    Nous avons convenu d’un rythme soutenu de rencontres de travail à partir de janvier, la DSJ souhaitant associer largement les organisations syndicales et rappelant l’importance du travail que l’USM avait fourni depuis 2021 tant sur le recrutement et la formation que sur les rémunérations.

    Nous avons réaffirmé notre souhait d’un alignement avec les grilles indiciaires de nos collègues magistrats administratifs et financiers, sous réserve de spécificités liées à nos fonctions. Nous avons à cet égard rappelé nos propositions, anciennes, visant à prévoir une indemnité spécifique aux fonctions d’encadrement intermédiaire.

    La DSJ nous a par ailleurs indiqué prioriser le sujet de l’évaluation des chefs de cour (« évaluation à 360° »), tout comme celui concernant la redéfinition des « lignes directrices de gestion », une politique de ressources humaines plus volontariste étant visiblement recherchée.

    Nous avons attiré l’attention de la DSJ sur la nécessité de renforcer en personnels administratifs les cours BOP, pour leur permettre d’assurer pleinement leurs nouvelles responsabilités, sous l’autorité des chefs de cours. Nous avons également demandé des précisions sur la rédaction de certaines circulaires qui nous avait interpelés, notamment celle relative à la prime modulable (prise en compte de l’amiable pour la fixation de cette prime ou proratisation de la prime en cas de temps partiel thérapeutique en violation du droit au maintien d’un traitement intégral).

    Nous sommes enfin revenus sur le sujet d’une meilleure indemnisation des astreintes ou de l’indemnité de costume d’audience. Le DSJ nous a répondu prioriser les sujets liés à l’indiciaire, dans la continuité de la revalorisation indemnitaire d’octobre, mais être conscient du sujet et vouloir le traiter par la suite.

  • Rémunérations

    Rémunérations

    Vers un alignement de notre rémunération avec celle des juges administratifs et financiers ?

    En octobre 2023, nous avons bénéficié d’une importante augmentation indemnitaire (les « 1 000€ »), la première depuis 1996, comme le revendiquait l’USM dans sa demande de négociations salariales de juin 2021 (à lire ici). Nous avions adressé à nos adhérents des outils permettant de calculer individuellement leur hausse de rémunération. 

    L’USM demandait également que nos traitements indiciaires soient à la hauteur de ceux de nos collègues des magistratures administrative et financière. Ce point est tout à fait capital notamment pour nos retraites, car l’augmentation indemnitaire obtenue fin octobre ne comptera pas pour la retraite.

    Nos échanges récents, avec les conseillers du président de la République et du premier ministre, mais également avec le garde des Sceaux et son cabinet, nous ont plutôt rassurés sur la volonté politique d’un véritable alignement, et non d’une simple « convergence », de nos futures grilles indiciaires sur celles, récemment augmentées, de nos collègues des autres ordres.

    Dans cette perspective, l’USM a écrit le 6 décembre 2023 au président de la Cour des comptes pour attirer son attention sur notre situation, cette haute juridiction menant actuellement un travail sur la rémunération des juges financiers et administratifs, dans le cadre de l’attractivité de la haute fonction publique.

    Lisez ici notre courrier.

    S’il convient de mettre rapidement en œuvre l’accord DSJ-Greffe (passage au « A » d’une partie des personnels de greffe, hausses indiciaires pour l’ensemble du greffe), la discussion sur la modernisation des grilles indiciaires des magistrats judiciaires, dans le cadre de la réforme des grades (création d’un 3ème grade, comme proposé par l’USM), issue de la loi organique de novembre 2023, doit également être rapidement mise en œuvre permettant notamment de débloquer les actuels plafonds indiciaires des 2ème (5éme échelon avant passage au tableau) et 1er grades (plafonnement au B3).

    L’USM a néanmoins bien conscience que plus de 1000 de nos collègues, en instance de partir à la retraite dans les années qui viennent, ont un espoir légitime à voir mettre en œuvre de manière rapide et effective une grille indiciaire qui leur offre de meilleures perspectives pour leurs retraite et les récompense ainsi, comme nos collègues des autres magistratures, de leur long dévouement au service de la justice. A défaut de la mise en œuvre rapide annoncée, l’USM sollicite le « Bbis pour tous » à l’ancienneté, à l’instar des autres corps A+, à titre de mesure transitoire.

    Dès le début d’année 2024, nous allons continuer à travailler avec la DSJ sur ce sujet, en faisant des propositions concrètes et en maintenant la pression.

  • Parlons argent

    Parlons argent

    La lettre de cette rentrée de septembre est matérialiste… mais parler d’argent, ce n’est ni sale ni vil ! Notre rémunération est le reflet du respect dû à nos fonctions, la valorisation de notre travail, la prise en compte de nos conditions difficiles d’exercice au quotidien. C’est également un préalable nécessaire aux recrutements d’ampleur dont la Justice a urgemment besoin.

  • Revalorisation indemnitaire

    Revalorisation indemnitaire

    Depuis plusieurs mois vous nous demandiez avec insistance, notamment lors de nos déplacements en juridiction, où en était la concrétisation de l’annonce ministérielle de septembre 2022 des « 1000€ » d’augmentation (montant moyen brut) et s’il ne s’agissait pas d’une chimère ou d’une nouvelle annonce sans lendemain.
    Le bureau de l’USM porte ce sujet prioritaire depuis plus de deux ans. Ainsi nous avions produit une note technique avec des propositions concrètes à l’appui de notre revendication d’une négociation salariale. Nous en en avions également fait une condition de la reprise du dialogue avec le garde des sceaux.

    Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous indiquer que les textes relatifs à notre revalorisation indemnitaire, ont été publiés au Journal Officiel du 13 août 2023 :

    Décret n°2023-768 du 12 août 2023 relatif au régime indemnitaire des magistrats de l’ordre judiciaire

    Arrêté du 12 août 2023 modifié par arrêté du 29 septembre 2023 pris en application du décret n° 2023-768 du 12 août 2023 relatif au régime indemnitaire des magistrats de l’ordre judiciaire.

    Il s’agit de la concrétisation d’un long processus au terme duquel la parole ministérielle a été respectée et les revendications salariales de l’USM largement prises en compte. Tout au long de ce processus, le bureau s’est efforcé de communiquer avec prudence mais avec le souci d’être concret, notamment en vous adressant un tableau vous permettant de calculer votre propre augmentation.

    Au final ces textes sont globalement conformes à ce qui avait été annoncé et ce que nous avions communiqué, à noter que les JCP bénéficient finalement de la même somme complémentaire que les JAP, JE, VP, conseillers et substituts généraux, SG adjoint et directeur de l’ENG adjoint s’agissant de la prime forfaitaire.

    Nous nous réjouissons de la concrétisation de cet engagement pour lequel l’USM s’est battue (vous trouverez ici notre note en ce sens) mais notre action se poursuit pour une nécessaire revalorisation indiciaire, visant à aligner notre rémunération sur celle de nos collègues juges administratifs lesquels ont « accroché » la nouvelle grille de la haute fonction publique. Il s’agit tout simplement d’obtenir une grille indiciaire à la hauteur de nos responsabilités et notre engagement.

    Le bureau national de l’USM vous souhaite de bonnes vacances ou, au choix, une bonne reprise.