Étiquette : USM

  • L’USM rappelle ses fondamentaux

    L’USM rappelle ses fondamentaux

    Rejoignez-nous en cliquant ici ou en nous renvoyant le bulletin à télécharger ici.

    L’USM est le premier syndicat de magistrats judiciaires, largement majoritaire au sein de notre profession. Elle est apolitique, ouverte à l’échange et dans une démarche constructive, œuvrant pour une justice indépendante, humaine, efficace.

    Soucieuse de préserver les spécificités du corps judiciaire, l’USM n’est affiliée à aucune confédération syndicale.

    Ses objectifs statutaires sont :

    • la défense des intérêts moraux et matériels de la profession,
    • la préservation de l’indépendance de l’autorité judiciaire, clé de voute de la séparation des pouvoirs sur laquelle sont bâties nos démocraties,
    • et la lutte pour une justice de qualité au service de l’ensemble des justiciables, condition du vivre ensemble.

    L’indépendance de l’institution judiciaire est impérative, c’est la pierre angulaire des démocraties fondées sur le principe de séparation des pouvoirs. Cela suppose la préservation de l’acte juridictionnel (acte de poursuivre ou de juger) en dehors du champ disciplinaire, gage de neutralité et d’une justice égale pour tous. C’est pourquoi il importe de maintenir un Conseil Supérieur de la Magistrature compétent pour les nominations et au disciplinaire, composé à minima à parité de magistrats, et évoluant vers un conseil de justice. L’indépendance de la Justice c’est également la préservation de l’unité du corps (siège et parquet) et l’alignement du statut du parquet sur celui du siège en matière de nominations et de discipline. Enfin, il est fondamental de sanctuariser le droit syndical au sein du corps judiciaire.

    D’autres points appellent tout autant notre vigilance car ils sont les instruments permettant que l’indépendance de la Justice soit réelle et non un principe théorique. Il s’agit notamment du respect de la hiérarchie des normes juridiques (conventionnalité, constitutionnalité, loi, règlement, circulaire) et du respect des principes du contradictoire et de l’individualisation de la sanction pénale. Veiller à ce que l’autorité judiciaire dispose de moyens budgétaires et humains, lui permettant tout à la fois d’assurer un fonctionnement indépendant et de répondre à l’attente légitime de nos concitoyens d’une justice efficace et diligente, est impératif. Enfin, veiller à un recrutement impartial des magistrats, fondé sur le principe du concours républicain ou de recrutements temporaires contingentés et une formation de qualité adaptée aux responsabilités, est aussi essentiel.

  • Signature de deux accords essentiels: égalité professionnelle et protection sociale

    Signature de deux accords essentiels: égalité professionnelle et protection sociale

    Deux accords importants ont été signés par l’USM le 25 juin 2024, aboutissement de plusieurs mois de négociations entre le ministère et les organisations syndicales.

    Egalité professionnelle femmes/hommes

    L’USM a participé activement depuis près d’un an aux travaux menant à l’élaboration du second accord égalité professionnelle femmes/hommes au sein du ministère de la Justice, avec notre partenaire UNSa Justice, aboutissant à un plan comprenant 20 actions en 70 mesures.  

    Nous avons été les premiers à valider l’accord co-construit auprès du secrétariat général, et tenu à féliciter les services pour la richesse et la qualité de leur travail : engagement est pris pour l’exemplarité en matière d’égalité professionnelle, pour assurer la continuité des actions contenues dans le précédent accord de 2020, pour diffuser et s’approprier les différents guides élaborés, pour garantir l’accompagnement des services des ressources humaines, pour diffuser les indicateurs et communiquer sur le rôle essentiel des référents et référentes égalité, tout cela encadré par un comité de suivi. 

    Cet accord a été signé le 25 juin 2024 par plusieurs organisations syndicales, en présence d’Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, à Vendôme. 

    Grâce à nos efforts conjugués USM/UNSa, nous avons notamment obtenu des moyens en effectifs, avec la création de délégué(e)s, pour animer un réseau structuré, avec des référent(e)s dont l’engagement devra enfin être reconnu et intégré à leur fiche de poste. Ces référents, « relais de proximité de la politique du ministère en-dehors de la ligne hiérarchique, seront les actrices et acteurs clés, complémentaires des encadrants, dans la mise en œuvre de la politique d’égalité professionnelle ». Ils seront plus facilement identifiés, une formation leur sera assurée, et un bilan annuel établi. 

    Si le précédent accord avait fait l’objet d’un travail fourni, il manquait singulièrement d’effets dans les différentes directions, services et juridictions, en l’absence de moyens dédiés et sanctuarisés. Nous sommes satisfaits d’avoir obtenu ces avancées, qui permettront au ministère la mise en œuvre concrète de ce plan d’actions ambitieux. 

    Nous resterons vigilants quant à la déclinaison de ces actions. 

    Protection sociale complémentaire

    L’USM a également signé le même jour, en présence du garde des Sceaux, des accords importants pour l’ensemble de notre corps s’agissant de la protection sociale complémentaire (PSC), santé et prévoyance. Ils constituent une avancée sociale importante pour l’ensemble des personnels judiciaires s’agissant de couvertures de qualité, avec un panier de soins offrant des garanties minimales de qualité et une cotisation de base financée à 50% par l’employeur.

    Les accords ministériels qui en découlent ont recueilli le consensus de l’ensemble des organisations syndicales après plusieurs mois de négociations. L’USM et son partenaire UNSa-Justice ont veillé à ce qu’ils soient équilibrés et répondent aux besoins de chacun, notamment par le jeu d’options permettant d’offrir de meilleures garanties pour la santé en fonction des situations personnelles. Pour information, nos collègues magistrats administratifs ont également rejoint un dispositif comparable.

    Vous trouverez ci-après les principales caractéristiques de ce nouveau régime.

    Les « plus » :

    • Mutualisation des coûts : les 90.000 agents publics du ministère constituent une force de négociation importante avec la mutualité, dans un marché décrit comme instable et haussier. Contrairement à l’idée répandue, l’intégration des magistrats au régime générera un léger surcoût pour la collectivité des souscripteurs ;
    • Offrir à nos collègues une réponse simple pour leur mutuelle santé et ne pas les laisser négocier seuls sur un marché instable et évolutif ;
    • Bénéficier d’un régime protecteur et de qualité : le régime socle, appelé « panier de soins », se situe entre les options 2 et 3 de la mutuelle actuellement référencée ;
    • Bénéficier d’une aide de l’employeur conséquente : à hauteur de la moitié du coût du « panier de soins », soit aux alentours de 40€/mois, plus 5€/mois pour ceux ayant souscrit une option. Cette participation bénéficie uniquement à l’agent en non à ses ayants-droits ou aux retraités lesquels ne sont plus agents du ministère ;
    • Solidarité envers les retraités et les ayants droits : possibilité pour les retraités d’intégrer le nouveau régime dans l’année de sa mise en place, sans questionnaire de santé, et gratuité à partir du troisième enfant ;
    • Encadrement du coût de la part variable (en fonction des revenus de l’agent) de la cotisation d’équilibre : limitée(30% de la cotisation) et plafonnée (plafond de la sécurité sociale soit environ 3.900€ plafond PMSS) ;
    • Possibilité pour les magistrats de sortir de l’accord tous les 6 ans à l’occasion du renouvellement du marché. Ce point a été âprement négocié par l’USM et constitue à la fois une sécurité et un levier de négociation important pour tout le corps, en contrepartie de notre entrée dans l’accord interministériel ;
    • Participation des magistrats à la commission paritaire de pilotage (CPPS) : qui intervient dans définition de l’appel d’offre puis au niveau du suivi, notamment économique, de gestion des fonds, du marché ;
    • En matière de prévoyance : mise en œuvre d’un régime de base amélioré, par l’extension aux magistrats des textes de la fonction publique, et mise en œuvre d’options permettant de maintenir plus de 80% du revenu (indemnités désocialisées et défiscalisées), en cas de congés maladie.

    Les « moins » :

    • Perte de la liberté de choix de sa mutuelle en matière de santé (sauf quelques exceptions liées au conjoint) et maintien du libre choix en prévoyance ;
    • Obligation pour les magistrats actuellement pas ou peu assurés de souscrire le niveau de couverture santé « socle », qualitatif mais plus onéreux que l’offre de base actuelle ;
    • Existence d’un risque, encadré, en cas de déséquilibre économique, de rechercher sur les plus hauts revenus un complément de financement nécessaire.

    La procédure d’appel d’offre va débuter et le nouveau régime devrait être mise en œuvre au dernier trimestre 2025.

  • Le syndicalisme judiciaire

    Le syndicalisme judiciaire

    Valéry Turcey, président d’honneur de l’USM, et Bertrand Mathieu, constitutionnaliste, ont exposé devant l’Académie des sciences morales et politiques leur vision respective du syndicalisme dans la magistrature sur le thème : « Regards croisés sur le syndicalisme judiciaire : aberration ou nécessité ».

    Après avoir présenté la naissance et le contenu du syndicalisme judiciaire en France, Valéry Turcey, premier président de la Cour d’appel de Limoges et ancien président de l’USM, s’attache à définir la liberté d’expression des magistrats.

    Rappelons que la liberté syndicale et la liberté d’expression des magistrats ont été maintes fois réaffirmées par les instances nationales et internationales. Relisez notre newsletter sur la liberté d’expression ici.

    Vous trouverez une synthèse de la séance du 18 mars 2024, suivie du verbatim des interventions de chacun des communicants sur le site de l’Académie des sciences morales et politiques en cliquant ici.

    Vous pourrez aussi trouver sur ce site les interventions, le 25 mars 2024, de Dominique Verdeilhan et Mathieu Delahousse sur le thème : « Regards croisés de journalistes sur la justice« .

    Voici ci-dessous le texte de Valéry Turcey :

  • Pourquoi adhérer à l’USM et son assurance pro ?

    Pourquoi adhérer à l’USM et son assurance pro ?

    Le mot du président de l’USM, Ludovic Friat

    Chères et chers collègues,

    Notre campagne d’adhésion 2024 en ligne, qui offre la possibilité d’un paiement fractionné en 3 fois sans frais, se poursuit. C’est un franc succès dont nous vous remercions. Accédez aux formulaires d’adhésion ici

    L’USM apartisane, indépendante, pragmatique et ouverte à la négociation a besoin de vous pour poursuivre ses actions, au quotidien, en local et au national. Des exemples tangibles ? La défense victorieuse des collègues devant le CSM (Monaco, PNF, Juges d’instruction…), les « 1000€ » d’augmentation, le troisième grade et les nouvelles grilles indiciaires à venir, les actions en cours devant les juridictions administratives ou européennes (ex : recours contre les circulaires, notamment prime modulable, actions en matière de temps de travail), la lettre au premier ministre… nous pourrions en écrire un livre ! Suivez nos actualités ici.

    Vous pouvez bien sûr adhérer jusqu’à la fin de l’année mais nous vous rappelons que :

    • L’adhésion est calquée sur l’année civile et nos tarifs ne sont pas dégressifs, donc autant profiter au maximum de votre adhésion (et notamment de notre « boite à outils » réservée aux adhérents, où vous trouverez des fiches pratiques, des modèles de recours, les coordonnées des collègues à contacter pour toute question ou pour un soutien individuel) ;
    • L’assurance MMA, sauf première adhésion, doit être renouvelée avant le 31 mars sous peine d’en perdre le bénéfice pour l’année en cours !

    A ce sujet je rappelle que contrairement à ce que nous entendons encore trop souvent la protection fonctionnelle n’est pas possible au disciplinaire devant l’IGJ ou le CSM ! Les collègues poursuivis devront payer, sur leurs deniers, leurs frais de défense, étant rappelé que la loi organique de novembre 2023 a rendu plus aisée la saisine du CSM par les particuliers.

    L’unique bonne réponse est la suivante : assurez-vous plutôt que « de faire l’autruche », ces dernières finissant souvent empaillées ou déplumées. 90 ou 180€/an pour couvrir jusqu’à 70.000€ de frais d’avocat, le calcul est simple. Et n’attendez pas de faire l’objet d’une instance disciplinaire pour vous assurer, ce sera trop tard … car le contrat est soumis à la notion d’aléa, bien connue des juristes en assurance.

    Enfin, bonne nouvelle pour tous les bénéficiaires de notre contrat d’assurance professionnelle qui inclut une garantie défense pour la prise en charge des frais d’avocat devant le CSM ou devant une juridiction (sous certaines conditions) : à compter du 1er mars 2024, dans le cadre d’une comparution ou d’une audition du magistrat assuré, une prise en charge des frais de déplacement (transport-hébergement-restauration) à hauteur de 270€ par sinistre sera désormais prévue.

    L’USM a le souci de vous assister concrètement et utilement au quotidien, collectivement dans l’intérêt de la profession et des justiciables, pour une justice de qualité, mais aussi individuellement, notamment dans les situations de souffrance au travail, l’USM ayant été pionnière sur ces questions (voir notre NPJ sur ce sujet).

    Retrouvez toutes les informations sur le contrat MMA dans la plaquette disponible ici et sur notre site internet

    et ci-dessous notre plaquette « Pourquoi adhérer à l’USM » :