Après plusieurs alertes de certains d’entre vous, nous avons décidé de saisir le directeur des services judiciaires et les conférences des chefs de cour et de juridiction concernant l’exercice des mandats syndicaux.
Exercer un mandat syndical local, régional, voire national, n’est pas chose aisée. Dans un contexte de surcharge de travail des magistrats, le temps que l’on peut consacrer à ce mandat est très réduit, bien souvent pris sur son temps personnel, même pour ceux disposant d’une décharge partielle d’activité. En outre, le temps syndical peut être parfois considéré comme du temps « inutile » pour l’institution ; les remarques de certains collègues ou de la hiérarchie en ce sens ne sont pas acceptables alors que les missions syndicales sont essentielles pour le dialogue social, pour le quotidien des juridictions et des personnels de Justice.
Nous avons donc souhaité rappeler l’importance du travail syndical et appeler la vigilance du DSJ et des chefs de cour et de juridiction sur le respect dû à vous tous qui exercez ces mandats, dans l’intérêt des collègues et de l’institution. Vous trouverez ici le courrier de l’USM envoyé le 4 mars à la DSJ et aux conférences.
N’hésitez pas à faire remonter au bureau national vos éventuelles difficultés. L’USM vit grâce à ses représentants qui portent au quotidien ses valeurs, nous profitons de ce message pour vous remercier tous de votre implication pour le syndicat.
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Du respect des décharges syndicales
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Mayotte, un PCA qui ne dit pas son nom ?
Depuis plusieurs semaines, l’archipel de Mayotte connait des tensions et des heurts importants rendant la vie sur place extrêmement difficile.
Les médias s’en sont fait l’écho. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place le 11 février et a fait plusieurs annonces. Un nouveau préfet a été installé et la secrétaire d’Etat aux outremers est actuellement sur place. Pour autant, la situation reste tendue, l’ensemble des barrages n’ayant toujours pas été levé.
Malgré les alertes données et les témoignages recensés, aucune solution pérenne n’est aujourd’hui proposée. Les blocages sont encore d’actualité et les violences toujours présentes ; les services publics et administrations de l’Etat sont soit au point mort, soit sur un mode de fonctionnement très dégradé.
Dans ce contexte, l’institution judiciaire ne peut plus fonctionner normalement : les services postaux sont à l’arrêt ; il n’y a plus de commissaire de justice pour notifier les décisions ou remettre les convocations ; une bonne partie du personnel judiciaire rencontre d’énormes difficultés pour se rendre en juridiction de sorte que le taux d’absence est extrêmement élevé, ne permettant pas un fonctionnement normal des services. Seuls fonctionnent les services essentiels, principalement au pénal. Ceux qui parviennent à se rendre au tribunal sont épuisés par la charge de travail accrue qui leur incombe.
Le 7 février dernier, une majorité de magistrats ont voté une motion demandant la mise en place d’un plan de continuation d’activité (PCA), aux fins d’acter ce mode de fonctionnement très dégradé et donner de la visibilité et prévisibilité aux services.
Les personnels judiciaires sont particulièrement inquiets des atteintes portées à l’autorité judiciaire et à son indépendance et, plus généralement, des difficultés de fonctionnement des services publics sur l’archipel dans un contexte de grande insécurité.
Face à cette situation, nos élus de l’union régionale de Saint Denis de La Réunion ont adressé un courrier aux chefs de cour, que vous pourrez consulter ici. Le bureau national remercie le bureau régional pour son intervention et s’y associe.
L’USM demande, outre le rétablissement de la sécurité publique et la protection des agents publics, que leurs conditions d’exercice très dégradées (crise de l’eau, crise sécuritaire) soient prises en compte par la chancellerie, sous l’angle indemnitaire et par l’attribution d’une enveloppe dédiée, en attribuant une prime modulable renforcée d’un coefficient de 1,5. Est-il normal que la plupart de nos collègues, qui exercent dans ces circonstances, soient maintenus aux alentours du taux pivot de 1 ?
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L’évaluation et sa contestation devant la Commission d’avancement
Evaluation des magistrats
L’activité professionnelle de chaque magistrat doit faire l’objet d’une évaluation tous les deux ans. Une évaluation est effectuée tous les ans en cas de présentation au tableau d’avancement.
L’obligation statutaire de procéder à l’évaluation de l’activité professionnelle d’un magistrat s’applique, hormis pour les chefs de cour d’appel et les magistrats hors hiérarchie de la Cour de cassation visés par l’article 39 de l’ordonnance statutaire , à tous les magistrats qu’ils soient :
– en activité dans les juridictions,
– en fonction à l’inspection générale de la justice,
– en poste dans les directions et services de l’administration centrale,
– détachés ou mis à disposition.
La situation des magistrats en décharge syndicale n’est pas régie par les textes statutaires mais la circulaire précise (§1-2-5) qu’il résulte des décrets n° 82-447 du 28 mai 1982 et n° 2017-712 du 2 mai 2017 relatifs à l’exercice du droit syndical qu’ils restent soumis à la règle de l’évaluation biennale.
Parfois dans un délai inférieur à deux ans
– En cas de présentation au tableau d’avancement Une évaluation est effectuée systématiquement en vue de la présentation d’un magistrat au tableau d’avancement ou en cas de nouvelle inscription d’un magistrat qui, inscrit précédemment, ne serait plus inscrit au tableau de l’année en vigueur.
En revanche, les magistrats proposés au renouvellement de leur inscription au tableau d’avancement, qu’ils aient été inscrits sur présentation de l’autorité évaluatrice ou sur demande d’inscription directe n’ont pas à être évalués tous les ans mais seulement tous les deux ans.
– Lors de la première prise de poste
Les auditeurs de justice installés en septembre doivent quant à eux faire l’objet d’une évaluation dès la fin de l’année suivante, soit au terme d’un an et de quelques mois de fonction, de façon à permettre aux instances compétentes, en cas de demande de mutation ou de formulation d’observations sur un mouvement, de disposer d’éléments d’appréciation.
Il en est de même pour les magistrats nommés en cours d’année par la voie du concours complémentaire, de l’intégration directe et du détachement judiciaire.
Si un magistrat forme des desiderata sans avoir été évalué (du fait d’une ancienneté insuffisante), la transmission de ses desiderata doit être accompagnée d’un avis, même succinct, sur son activité professionnelle, en veillant à respecter le principe du contradictoire.
– En vue d’une demande d’honorariat
Les magistrats faisant valoir leurs droits à la retraite qui n’ont pas été évalués au titre de l’année précédente doivent l’être avant leur départ en retraite car cette évaluation est nécessaire dans le cadre de l’examen des demandes de nomination des magistrats honoraires.
Qui évalue ?
L’article 19 (alinéa 1 – 1° à 9° et alinéa 2) du décret du 7 janvier 1993 détermine les autorités chargées de l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats. Sont par exemple compétents pour procéder à l’évaluation :
- le premier président de la cour d’appel ou le président du tribunal supérieur d’appel pour les magistrats du siège de leur ressort,
- le procureur général près la cour d’appel ou le procureur près le tribunal supérieur d’appel pour les magistrats du parquet de leur ressort.
Le contenu de l’évaluation
Les documents d’évaluation sont énumérés à l’article 20 du décret n° 93621 du 7 janvier 1993. Leur contenu est détaillé dans la circulaire annuelle sur l’évaluation disponible sur le site intranet de la DSJ (RHM2).
L’entretien préalable
L’entretien préalable est réalisé par le chef de juridiction (président ou procureur pour les magistrats des TJ, PP ou PG pour les magistrats des cours d’appel, placés et chefs de TJ).
Dans les juridictions les plus importantes (effectif du siège ou du parquet supérieur à 30), l’entretien préalable peut être délégué par le chef de juridiction à un président de chambre ou avocat général en cour d’appel, à un premier VP ou PRA en TJ, si le magistrat évalué y consent. L’annexe 2 doit mentionner expressément ce consentement.
Le compte-rendu d’entretien préalable doit aborder les conditions d’exercice des fonctions et de fonctionnement du service, le bilan qualitatif et quantitatif des activités accomplies depuis la dernière évaluation, les objectifs qualitatifs et quantitatifs, les formations suivies et souhaitées, les fonctions ou responsabilités futures envisagées.
Contestation d’évaluation
Tout magistrat peut saisir la commission d’avancement d’une contestation de son évaluation.
La commission d’avancement émet un avis motivé, versé au dossier du magistrat concerné (article 12-1 de l’ordonnance du 22 décembre 1958). La commission n’a donc pas le pouvoir d’annuler, ni même de modifier, une évaluation définitive. Son avis motivé est destiné à infléchir l’appréciation de l’évaluateur, à éclairer celle des évaluateurs suivants ou de la juridiction administrative qui pourra être saisie d’un recours contentieux.
L’avis est versé au dossier afin de conserver, à destination de la Chancellerie et du CSM, la trace du caractère inexact de certaines appréciations portées par la hiérarchie ou de la contradiction entre les éléments composant l’évaluation.
Pour aller plus loin
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Les comités médicaux
Les conseils médicaux
Le décret du 11 mars 2022 a rénové l’organisation et le fonctionnement des instances médicales, instaurant les conseils médicaux départementaux en lieu et place des comités médicaux et commissions de réforme. Si le mode de désignation des représentants des magistrats demeure inchangé, les représentants du personnel siégeant en formation plénière sont désormais élus par les représentants du personnel titulaires siégeant au CSA.
Le conseil médical est une instance consultative saisie par l’administration, soit à son initiative, soit à la demande de l’agent, avant de prendre certaines décisions concernant sa situation administrative en cas de maladie ou d’accident de service.
- Rôle et composition du conseil médical
Le conseil médical comprend :
– Une formation restreinte, composée exclusivement de médecins agréés et compétente principalement sur des maladies non professionnelles (congés maladie ordinaire, congé de longue maladie, congé de longue durée…) ;
– Une formation plénière, composée des membres de la formation restreinte, de représentants de l’administration et de représentants du personnel, essentiellement compétente en matière d’accidents et maladies professionnelles ainsi que d’invalidité.
Un conseil médical est institué au sein de chaque département du ressort.
- Fonctionnement du conseil médical en formation plénière
– Quelle périodicité : le conseil médical se réunit en moyenne 1 fois par mois.
– Qui est convoqué : 2 représentants du personnel sont convoqués par le secrétariat du conseil médical, par ordre de rang. Des autorisations d’absence leur sont alors accordées.
– Quel est le rôle des représentants du personnel : ils sont appelés à voter pour statuer sur le dossier de l’agent après avoir entendu, le cas échéant, l’agent, son représentant ou un médecin désigné par l’agent et après avoir pris connaissance de l’expertise du médecin désigné à cet effet.
Les éléments évoqués lors du conseil médical sont confidentiels.
Pour aller plus loin :
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Décret n°2022-353 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique de l’État ;
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Foire aux questions : réforme des instances médicales – Ministère de la transformation et de la fonction publiques – Ministères sociaux – MAJ avril 2023 ;
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Page internet Service-Public.fr : quel est le rôle du conseil médical dans la fonction publique ;
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Page intranet du secrétariat général : élection des représentants du personnel aux conseils médicaux.

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UR de Versailles
Bienvenue sur la page de l’union régionale USM de Versailles. Vous trouverez ici les coordonnées de vos représentants USM locaux.
Déléguée régionale :
intérim assuré par Mariannig Imbert
- fonction et lieu d’exercice : Vice-Président TJ Nanterre
mariannig.imbert@justice.fr
Déléguée régionale adjointe : Inès DA CAMARA
- fonction et lieu d’exercice : Conseiller CA Versailles
Ines.Da-Camara@justice.fr
Trésorier régional : Xavier RAGUIN
- fonction : magistrat honoraire
xavier.raguin@justice.fr ou xavier.raguin@orange.fr
Déléguée de section: Valérie MESSAS
Fonction : Juge
Valerie.Messas@justice.fr
Déléguée de section adjointe : Marina IGELMAN
Fonction : Vice-Président
Marina.Igelman@justice.fr
SECTION COUR D’APPEL VERSAILLES
Déléguée de section : Inès DA CAMARA
- fonction et lieu d’exercice : Conseiller CA Versailles
Ines.Da-Camara@justice.fr
SECTION TGI NANTERRE
Déléguée de section : Dominique MARCILHACY
Fonction : Vice-Président
Dominique.Marcilhacy@justice.fr
Déléguée de section adjointe : Catherine TUTRICE
Fonction : Vice-Président
Catherine.tutrice@justice.fr
SECTION TGI CHARTRES
Déléguée de section :Sophie PONCELET
Fonction : Premier Vice-Président
sophie.poncelet@justice.fr
Déléguée de section adjointe : Aurore DOCQUINCOURT
Fonction : Vice-Président TI DREUX Aurore.Docquincourt@justice.fr
SECTION TGI PONTOISE
Délégué de section : Sofian SABOULARD
- fonction et lieu d’exercice : Vice Procureur
sofian.saboulard@justice.fr
Déléguée de section adjoint : Anne CHEVALIER
- fonction et lieu d’exercice : Substitut TGI pontoise
Anne-Louise.Chevalier@justice.fr
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UR de Grenoble
Bienvenue sur la page de l’union régionale USM de Grenoble. Vous trouverez ici les coordonnées de vos représentants USM locaux.
Déléguée Régionale– nom : BARDOSSE Gaëlle
– fonction et lieu d’exercice : Conseillère- CA de GRENOBLE
– adresse mail : gaelle.bardosse@justice.fr
Déléguée Régionale adjointe
– nom : CHETAIL Ludivine
– fonction et lieu d’exercice : Conseillère – CA GRENOBLE
– adresse mail : ludivine.chetail@justice.fr
Trésorière Régionale :
– nom : NICOLLET Béatrice
– fonction et lieu d’exercice : VP TJ GRENOBLE
– adresse mail : beatrice.nicollet @justice.fr
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Rencontre USM-DACG
Le 6 février 2024, le bureau de l’USM représenté par Alexandra Vaillant, secrétaire générale, et Aurélien Martini, secrétaire général adjoint, a rencontré le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG). Nous avons abordé les points suivants.
- Le premier concernait les différents projets et propositions de loi en cours (garde à vue, ordonnance de protection, homicide routier, définition du viol, rétention de sûreté des terroristes). Nous avons pu échanger sur ces sujets auxquels la DACG (direction), bien qu’auditionnée par les parlementaires, n’est pas toujours associée (cas des propositions de loi). Nous avons rappelé la nécessité d’une réelle pause législative et dénoncé la pratique actuelle consistant en « un fait divers, une loi ».
- Le deuxième tenait à la recodification à droit constant du code de procédure pénale. Le DACG nous a précisé que le plan était construit mais amendable et qu’un quart du code était rédigé. Les phases de concertation avec les organisations syndicales notamment vont pouvoir commencer, l’échéance étant prévue au printemps 2025.
- S’agissant de la procédure pénale numérique, le DACG a rappelé que le terme pour cette réforme d’ampleur était la fin du quinquennat et que les objectifs devraient pouvoir être tenus. Les budgets ont été débloqués, une direction du numérique a été créée et les travaux sur les infrastructures (capacité de gestion des flux et de conservation des données), couteux et complexes, ont été engagés. La DACG vient par ailleurs de publier sur son site intranet un code de procédure pénale numérique, consultable par tous.
- Sur les données de connexion, le projet est maintenant en phase finale (avec une échéance à 12 ou 18 mois). Si la partie normative ne devrait pas poser de difficulté, il en va différemment de la partie technique destinée à supporter les échanges entre les différents opérateurs. Le travail se fera sans doute à partir de la PNIJ mais le dispositif ne pourra entrer en vigueur sans une solution informatique robuste. L’USM souscrit à une solution pragmatique compte tenu du volume des requêtes et données à traiter mais sera vigilante sur la nature du contrôle opéré (notamment sur la nature de l’autorité de contrôle qui doit être judiciaire).
- S’agissant de l’ARPEJ, nous avons à nouveau alerté sur les difficultés d’extraction auxquelles nous sommes confrontés et leurs conséquences sur le bon déroulement des enquêtes et des audiences. La DACG, en collaboration avec d’autres directions dont la direction de l’administration pénitentiaire, a publié un rapport sur les extractions en juin 2023. Consciente du sous-effectif de l’ARPEJ, elle souhaite néanmoins promouvoir le dialogue local pour résoudre certaines difficultés et mettre en avant les bonnes pratiques listées dans ce rapport. Nous déplorons que cette difficulté maintes fois dénoncée par l’USM ne trouve pas de solution pérenne ; une justice réparée passe aussi par des extractions assurées.
- Sur la surpopulation carcérale, le DACG nous a précisé qu’il n’y avait pas plus d’écrous qu’auparavant mais que le quantum moyen des peines avait très sensiblement augmenté. Il a également été constaté – assez logiquement – une augmentation de nombre de détenus en matière de violences intrafamiliales.
Nos échanges ont été très constructifs et la périodicité de ces rencontres bilatérales avec la DACG a été maintenue.
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Inscription directe au tableau d’avancement 2024
Etes-vous éligible à l’inscription au TA 2024 ? Comment demander votre inscription directe ? On vous dit tout !
Dans toutes les juridictions, les chefs de cour doivent avoir fait procéder à l’affichage du nom des collègues proposés en vue de leur inscription au tableau d’avancement (TA) par la commission d’avancement (CAV) statutairement prévu du 1er au 15 février.
Comme vous le savez, l’USM se bat depuis plusieurs années afin de mieux valoriser l’expérience acquise par les collègues antérieurement à leur entrée dans la magistrature. L’USM a milité en faveur de l’amélioration de la formation et de la rémunération des magistrats issus des concours complémentaires et recrutés directement sur titre (art. 22 et 23 de l’ordonnance statutaire). Elle participe aux discussions statutaires et sollicite l’alignement des conditions de reprise d’ancienneté des magistrats judiciaires sur celles des administrateurs de l’État. S’agissant de l’inscription au tableau d’avancement, depuis 2019 les élus de l’USM à la CAV ont soutenu et convaincu les autres membres de la CAV d’adopter une interprétation plus favorable des conditions d’inscription au tableau d’avancement permettant l’inscription précoce au TA des magistrats ayant une vie professionnelle antérieure.
Comme tous les ans, l’USM transmet un vade-mecum relatif à la possibilité pour certains collègues de solliciter leur inscription directe au tableau d’avancement. L’USM a assisté de très nombreux collègues dans une telle démarche. La plupart des collègues inscrits sur le fondement de cette interprétation (entre 30 et 50 par an) ont utilisé le modèle de demande diffusé par l’USM.
La DSJ s’oppose à cette évolution. Elle a cependant elle-même proposé en 2021 deux postes en avancement à des collègues inscrits directement au TA sur ce fondement et qui ne remplissaient pas les conditions telles qu’interprétées par la DSJ. En 2022, le CSM a également alourdi au 1er grade deux auditeurs à la Cour de cassation inscrits au TA sur le même fondement.
L’USM continuera de soutenir le droit pour les collègues concernés d’obtenir leur inscription au TA et un poste en avancement. Elle encourage les collègues qui remplissent les conditions statutaires à former, s’ils le souhaitent, une demande d’inscription directe.
Pour répondre à vos questions, vous trouverez ci-après le vade-mecum mis à jour, sous forme d’une liste de questions-réponses et la procédure à suivre. Il vous est également proposé un tableau de calcul des conditions d’ancienneté et de durée des services effectifs et un modèle de demande de saisine directe de la CAV pour faciliter vos démarches.
Téléchargez ici :
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Veille juridique 2024
Cette veille, assurée par l’Union syndicale des magistrats chaque mois, permet de se tenir à jour de l’actualité du monde judiciaire. Elle se veut à la fois une veille juridique en ce qu’elle compile les morceaux choisis de différentes sources d’information juridique et un éveil syndical en ce qu’elle met les informations en perspective, porte sur cette actualité un regard critique, constructif, parfois amusé, parfois dépité, mais toujours combatif à l’image de notre syndicat !
Novembre 2024
Octobre 2024
Septembre 2024
Juillet-Août 2024
Juin 2024
Mai 2024
Avril 2024
Mars 2024
Février 2024
Janvier 2024
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Formation à la transition écologique
L’USM a écrit à la secrétaire générale du ministère de la justice (et copie au DSJ) pour s’émouvoir de la convocation émanant du préfet à l’attention de magistrats les invitant instamment à s’inscrire aux sessions de formation obligatoire à la transition écologique des hauts fonctionnaires.
Voici le contenu du courrier :
Madame la Secrétaire générale,
Plusieurs de nos collègues ont été destinataires d’un courriel émanant du préfet de leur département d’affectation les invitant instamment à s’inscrire aux sessions de formation obligatoire à la transition écologique des hauts fonctionnaires.
Il semblerait que lesdites formations, comme celles concernant les gestes qui sauvent ou la formation sur la laïcité sur MENTOR, ne relèvent pas de l’Ecole nationale de la magistrature mais des chefs d’établissement qui doivent s’assurer que tous leurs agents sont formés à ces problématiques citoyennes.
Les magistrats, comme tous les agents publics, relèveraient de ces formations pilotées par la chancellerie mais en partenariat avec toutes les institutions publiques.
Si l’Union syndicale des magistrats ne conteste pas l’appartenance des magistrats de l’ordre judiciaire à la haute fonction publique, ni les objectifs de ces formations, elle s’étonne que l’autorité préfectorale puisse enjoindre à des magistrats judiciaires de suivre une formation en violation du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. En outre ces formations obligatoires, dont la mise en œuvre n’a pas été anticipée avec l’autorité judiciaire, apparaissent de nature à désorganiser les services ou des agendas arrêtés de longue date.
Ce sujet n’est pas anodin car il place de facto les magistrats sous une forme d’autorité administrative, la formation étant annoncée comme obligatoire même si aucune sanction n’est, en l’état, envisagée en cas d’impossibilité d’y assister.
Au regard de l’enjeu de ces formations (favoriser les échanges pour identifier les leviers de mise en œuvre et les bonnes pratiques en matière de transition écologique entre les différents cadres supérieurs de l’Etat), nous sollicitons que les magistrats y soient associés sous la seule responsabilité des chefs de cour.
Dans l’espoir d’une réponse favorable, veuillez croire, Madame la Secrétaire générale, à l’assurance de ma haute considération.
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L’USM à la rencontre des futurs magistrats
Marie-Noëlle Courtiau-Duterrier, chargée de mission auprès du bureau national sur les questions relatives à l’ENM, et Stéphanie Caprin, secrétaire nationale, ont rencontré le 18 janvier dernier à Bordeaux la promotion 2024 des magistrats stagiaires issus du concours complémentaire.
Cette rencontre a eu lieu à l’initiative de la section USM des auditeurs de Justice de la promotion 2023, et plus particulièrement de son délégué, Lucien Lewertowski-Blanche, que nous remercions. L’année dernière en effet, lors du soutien syndical au choix de leur premier poste en juillet 2023, la promotion précédente avait déploré découvrir tardivement l’USM. Cette rencontre au début de leur formation a été l’occasion de leur présenter le syndicat, d’expliciter notre rôle dans leur intérêt tant lors de leur scolarité que leur stage. Le délégué de section des ADJ de la promotion 2023 leur a également présenté certaines actions engagées au sein de la section depuis quelques mois. Nous avions également convié Perrine Lannelongue, vice-procureure et directrice de centre de stage (DCS) au TJ de Bordeaux, qui a pu présenter notamment la complémentarité du rôle du représentant syndical avec celui du DCS.
Les magistrats stagiaires issus du concours complémentaire débuteront leur stage probatoire en juridiction le 12 février prochain (jusqu’au 9 juin), ils seront rejoints le 18 mars par les auditeurs de Justice de la promotion 2023 (en stage juridictionnel jusqu’en janvier 2025). Nous allons prochainement prévenir les délégués régionaux de l’arrivée des adhérents USM sur leur ressort, mais plus largement nous devons être les interlocuteurs de nos futurs collègues dans cette phase de leur formation qui peut être difficile pour eux.
Prochainement, le 15 février, nous serons à l’ENM Bordeaux pour présenter l’USM aux auditeurs de Justice de la nouvelle grande promotion 2024, laquelle fait sa rentrée le 5 février 2024 et prêtera serment le 9 février à Bordeaux.
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CN du 26 janvier 2024
Télécharger le compte-rendu du CN du 26 janvier 2024.
Voici l’ordre du jour :
- Introduction par Ludovic Friat : présentation des sujets de l’année 2024 :
- Nouvelle grille indiciaire,
- Décrets d’application des lois Justice,
- Congrès des 50 ans de l’USM à Toulouse (11, 12 et 13 octobre 2024)
- Protection sociale complémentaire :
- Présentation du dispositif,
- Point sur les négociations en cours
- Débat sur son extension aux magistrats judiciaires (un document explicatif vous sera adressé avant le conseil).
- Modification du règlement intérieur pour son adaptation à la loi organique : début des travaux
Un groupe ad hoc sera constitué pour réfléchir à la modification du règlement intérieur. Pour mémoire, le règlement intérieur peut être modifié par le conseil national à la majorité des deux tiers de ses membres avec voix délibérative (article 33 des statuts), sous réserve d’approbation par l’assemblée générale ordinaire. La modification envisagée, si elle est votée par le Conseil, devra donc être approuvée lors du prochain congrès (11, 12 et 13 octobre 2024).
- Introduction par Ludovic Friat : présentation des sujets de l’année 2024 :