Catégorie : Actualités

L’action de l’USM se décline de multiples façons. Retrouvez ici toutes les actualités de l’USM : réunions, rencontres, groupes de travail, contributions, notes, courriers, mails, publications, etc.

  • Cours criminelles départementales

    Cours criminelles départementales

    Lire notre communiqué de presse du 15 décembre 2022.

  • Le NPJ n°441 – 12/2022

    Le NPJ n°441 – 12/2022

    Sommaire

    • l’édito du président
    • Discours de Céline PARISOT, Présidente de l’USM
    • Rapport moral de Ludovic FRIAT, Secrétaire général de l’USM
    • Rapport financier de David MELISON, Trésorier national de l’USM
    • Le renouvellement
    • de vos représentants USM
    • Table ronde sur l’évaluation de la charge de travail des magistrats
    • Table ronde Les procédures disciplinaires : témoignages
    • Résultats des élections au Conseil supérieur de la magistrature 2022
    • L’USM reste très largement majoritaire !
    • Monde
    • Congrès UIM – Tel Aviv
    • Culture
    • • Lu pour vous : « les enquêtes de Mediapart en bande dessinée » — Céline PARISOT
    • • Poème « Un nouveau capitaine dans la tempête » — Fiammetta ESPOSITO
  • Une réforme sans moyens !

    Une réforme sans moyens !

    Les députés viennent d’adopter cette nuit une proposition de loi visant à instaurer des juridictions spécialisées en matière de Violences Intra Familiales (VIF), s’inspirant du modèle de l’Espagne.

    Violences conjugales : l’Assemblée nationale vote la création d’une juridiction spéciale (lemonde.fr)

    Malgré l’absence de toute consultation officielle des syndicats de magistrats et greffiers, Madame Regol, députée, nous avait consultés par mail sur cette proposition de loi le 18 novembre. Nous lui avions répondu le 23 novembre…

    Nous avions évidemment insisté sur l’état de délabrement de notre justice, désormais incontesté.

    Arrêtons les réformes sans moyens !

  • Nouveau bureau

    Nouveau bureau

    Le conseil national, élu lors de notre congrès à Aix-en-Provence, a désigné notre nouveau bureau national.

  • La tribune, un an après …

    La tribune, un an après …

    Rien n’a changé … Mobilisation générale contre une justice au rabais !

    Communiqué de presse commun du 17 novembre 2022

    Il y a un an, dans un contexte de lancement des états généraux de la justice, les professionnels de justice se sont massivement fait entendre pour dénoncer le dilemme intenable auquel ils sont tous les jours confrontés : « juger vite mais mal, ou juger bien mais dans des délais inacceptables ».

    Que s’est-il passé depuis un an ? La mobilisation aura permis une libération de la parole des professionnels sur leurs conditions de travail déplorables, mais également une prise de conscience globale sur l’état de la justice en France forçant l’exécutif à réagir : depuis la conférence de presse du 13 décembre 2021, les annonces et les coups de com’ se succèdent, et notre ministre de la Justice tente désormais d’instiller l’idée selon laquelle il a enfin « donné à la justice les moyens de
    travailler ».

    Toute personne qui a posé un pied en juridiction cette dernière année sait que cela est faux. La réalité du terrain, ce sont toujours des audiences surchargées qui se terminent trop souvent au milieu de la nuit, des délais au-delà du raisonnable, des jugements non expliqués, des décisions exécutées plusieurs mois – voire années – après. Ce sont toujours des tribunaux vétustes et des logiciels des années 90. Ce sont toujours des magistrats qui, en dépit des attaques à leur indépendance, renoncent à leurs congés et à leurs formations pour rédiger leurs décisions, des greffiers et fonctionnaires, relégués ou précarisés, qui renoncent à se faire payer leurs heures supplémentaires et des avocats
    contraints d’assister les citoyens dans un service public dégradé qu’ils subissent également. Ce sont des professionnels en proie à une perte de sens qui s’épuisent au travail et des justiciables réduits à l’état de « dossiers » et de « stocks ».

    Si des recrutements de magistrats et de fonctionnaires de greffe sont prévus pour 2023, ils sont largement insuffisants et aucun plan d’action clair n’a été défini comme l’exigerait pourtant l’urgence de la situation. Et lorsque des organisations syndicales demandent unanimement une expertise sur le risque grave auquel sont exposés les personnels, le ministère répond tout simplement non.

    Outre une réelle stratégie pour le recrutement de professionnels pérennes, nous revendiquons l’adaptation de l’activité des juridictions aux effectifs dont elles disposent et le respect de la législation du travail. Nous exigeons que les droits de la défense soient réellement accessibles à toutes et tous.

    Ainsi, pour montrer notre détermination commune à dénoncer la justice au rabais, nous appelons l’ensemble des magistrats à renvoyer toutes les audiences le 22 novembre prochain et l’ensemble des professionnels de justice, avocats, fonctionnaires de greffe et agents contractuels, équipes éducatives, personnels pénitentiaires, d’insertion et de probation, magistrats à participer à des rassemblements dans leurs juridictions. A Paris, le rassemblement aura lieu au TJ de Paris à midi.

    Mobilisons-nous ensemble pour une justice de qualité !

  • Congrès USM 2022 Aix-en-Provence – Y croire encore !

    Congrès USM 2022 Aix-en-Provence – Y croire encore !

    Le congrès annuel est l’occasion pour l’USM de se retrouver, entre adhérents, pour échanger sur la situation de la justice, les projets de l’USM, les débats actuels.

    Un programme détaillé est à retrouver sur l’espace adhérent.

    Deux tables rondes sont organisées : sur l’évaluation de la charge de travail et sur les procédures disciplinaires.

    Lisez ici le NPJ spécial congrès

    Rapport moral, Ludovic Friat – secrétaire général de l’USM

    Discours de Céline Parisot, Présidente de l’USM

    Motion adoptée

  • Projet de loi de finances

    Projet de loi de finances

    Notre audition au Sénat sur le PLF 2023.

    Face au constat d’une justice « en état de délabrement », des efforts budgétaires pour 2023 doivent perdurer et s’intensifier dans le temps.

    Lire nos observations.

  • L’équipe autour du magistrat

    L’équipe autour du magistrat

    Après les Etats généraux de la Justice, après notre rencontre avec Mme Lottin, première présidente honoraire et ancienne membre du Conseil constitutionnel, auteure d’un rapport sur la question (Lire ici le rapport de Mme Lottin), retrouvez nos observations actualisées concernant la structuration de l’équipe autour des magistrats.

  • Camouflet pour le garde des Sceaux

    Camouflet pour le garde des Sceaux

    Avis du CSM concernant les poursuites intentées à l’encontre d’un vice-procureur au parquet national financier (PNF).

    L’instance disciplinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), compétente pour les magistrats du parquet, a rendu ce jour son avis concernant les poursuites intentées à l’encontre de Patrice Amar, vice-procureur au parquet national financier (PNF).

    Le CSM, composé paritairement de magistrats et de non-magistrats, a constaté l’absence de faute disciplinaire. Il a de nouveau relevé la situation objective de conflit d’intérêts dans laquelle le garde des Sceaux s’est délibérément placé en initiant la procédure d’inspection. Il faut noter que les deux compositions du CSM, siège et parquet, ont successivement abouti aux mêmes conclusions s’agissant des poursuites intentées à l’encontre d’Édouard Levrault, juge à Monaco, puis de Patrice Amar.

    L’Union Syndicale des magistrats (USM) exprime sa vive satisfaction pour Patrice Amar, lequel a subi depuis deux ans une pression considérable, ayant été nominativement visé dans le communiqué de presse de la chancellerie annonçant l’inspection puis pris à partie au journal télévisé par un ancien Président de la République.

    Pour l’USM, qui l’a soutenu et assisté tant au cours de l’inspection que lors de l’instance disciplinaire : « son honneur est enfin rétabli ! C’est aussi une victoire de la Justice et du Droit s’agissant en l’espèce de poursuites politiques et personnelles. »

    « Poursuites politiques », car visant à déstabiliser le parquet national financier, dans le contexte des enquêtes et procès afférents à la campagne présidentielle de 2007.

    « Poursuites personnelles », car initiées par le garde des Sceaux alors qu’il était, avant sa nomination, plaignant au pénal contre le PNF et n’a jamais cessé de revendiquer être « l’ami de 30 ans » de Me Herzog, mis en examen dans « l’affaire Bismuth » dont Patrice Amar avait la charge.

    Patrice Amar a été poursuivi malgré deux enquêtes de l’IGJ ne retenant aucune faute à son encontre et après une première saisine du CSM, rejetée, aucune faute n’étant alors articulée à l’appui de la saisine.

    Pour Ludovic Friat, Secrétaire général de l’USM : « Il en aura fallu de l’acharnement pour amener notre collègue devant le CSM ! Il dénonce « un second camouflet pour le garde des Sceaux. Le disciplinaire ne saurait constituer une arme contre l’indépendance des magistrats du parquet comme du siège ».

    L’USM se félicite de l’efficacité des « verrous démocratiques » qu’ont constitué l’Inspection générale de la justice puis le CSM face à l’acharnement de l’exécutif qui a par tous moyens cherché à instrumentaliser la voie disciplinaire.

    L’USM attend avec intérêt et détermination la décision finale de la Première ministre, substituant le garde des Sceaux, car le CSM parquet n’est pas une juridiction et n’émet qu’un avis, la décision finale revenant à l’autorité hiérarchique. Il est plus que temps d’en finir avec « le parquet à la française » et de rendre le ministère public véritablement indépendant

  • Camouflet pour le garde des Sceaux

    Camouflet pour le garde des Sceaux

    Lire notre communiqué de presse du 19 octobre 2022.

  • Il faut sauver la PJ

    Il faut sauver la PJ

    L’USM s’est alarmée dès le début du mois de juillet des risques liés à la réforme de la police judiciaire. Depuis lors, un front commun contre ce projet s’est dessiné réunissant notamment magistrats et policiers.

    Le ministre de l’Intérieur s’apprête à mettre en oeuvre une départementalisation de la police judiciaire à compter de 2023, en unifiant le commandement des différents services de police (police judiciaire, police aux frontières, sécurité publique, renseignement) sous l’autorité d’un directeur départemental de la police nationale (DDPN), appelé à devenir le seul interlocuteur du préfet sur les questions touchant à la sécurité intérieure.

    Derrière ce projet de réforme présenté comme une simple réorganisation se dissimulent des bouleversements majeurs de nature à porter gravement atteinte à l’efficacité des enquêtes et à l’indépendance de la justice.

    Il conduira en effet à l’absorption de la PJ par la sécurité publique et sacrifiera une filière hautement spécialisée sur l’autel du traitement de masse de la délinquance du quotidien. Outre le fait que la délinquance s’arrête rarement aux limites du département, des critères d’opportunité pourront guider la répartition des moyens par le DDPN : exigences statistiques, pression des élus, spécificités de la délinquance locale. C’est privilégier l’arrestation du petit trafiquant, aussitôt remplacé, plutôt que le démantèlement des réseaux, ou du vendeur à la sauvette plutôt que de ceux qui l’exploitent. C’est porter un
    coup fatal à la lutte contre la criminalité organisée ou contre la délinquance économique et financière déjà si mal en point.

    L’enjeu est également celui de la protection du secret des enquêtes : les enquêtes sensibles seront suivies en temps réel par l’autorité préfectorale mais aussi par le ministre de l’Intérieur sous l’autorité duquel il se trouve.

    L‘organisation actuelle de la PJ met les policiers à distance des partenaires locaux en préservant leur impartialité. La culture de la sécurité publique est au contraire celle du partenariat et des échanges permanents avec tous les interlocuteurs institutionnels. Cette proximité indispensable en sécurité publique est très problématique en matière de police judiciaire.

    Enfin, le libre choix du service d’enquête par les magistrats, inscrit dans le code de procédure pénale, sera mis à néant, le DDPN devenant le seul décisionnaire de la répartition des moyens entre ses services et, de fait, seul maître de la politique pénale. Le Conseil constitutionnel a pourtant récemment rappelé que la police judiciaire devait être placée sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire (DC 2021-817)

    Les premiers retours de l’expérimentation en cours sont alarmants : l’autorité judiciaire est identifiée comme simple gestionnaire de flux, les priorités de politique pénale définies par les procureurs ne sont pas respectées, et la justice a perdu ses interlocuteurs spécifiques à la police judiciaire. Ces constats et l’hostilité que le projet suscite chez les magistrats et services de police judiciaire ont conduit le Parlement à lancer des missions d’information.

    Des rassemblements de protestation sont organisés partout en France ce 17 octobre 2022 entre 12h et 14h.

    Alors qu’il faudrait combattre la crise des vocations dans l’investigation et doter la justice et la filière investigation de la police de moyens supplémentaires pour mener des enquêtes de qualité contre des formes de grande criminalité en mutation permanente, ce projet vient sonner le glas de la police judiciaire et priver l’autorité judiciaire de cet outil essentiel.
    Nous demandons que la PJ ne soit pas concernée par la départementalisation, que les moyens de lutte contre la grande criminalité et la délinquance économique et financière soient préservés et que l’indépendance des enquêtes judiciaires soit assurée.