Catégorie : Actualités

L’action de l’USM se décline de multiples façons. Retrouvez ici toutes les actualités de l’USM : réunions, rencontres, groupes de travail, contributions, notes, courriers, mails, publications, etc.

  • Le NPJ n°443 06/2023

    Le NPJ n°443 06/2023

    Consultez, en intégralité, la revue de l’USM du mois de juin consacrée au manque de moyens.

    Contenu du NPJ n°443 :

    • L’édito du Président
    • Quand la pénurie de moyens tue la justice : un procès fictif pour « Tentative de meurtre de la Justice », Christine KHAZNADAR
    • Pénurie de moyens et risque disciplinaire, Catherine VANDIER
    • Hôpital-justice, le partage de la pénurie, Emmanuel ABENTIN
    • Brigades outre-mer, premiers retours d’expérience ! Natacha AUBENEAU
    • Actu. L’USM au soutien des auditeurs de justice, Stéphanie CAPRIN
    • Monde Regards croisés sur la juridiction coutumière en Nouvelle-Calédonie, Jean-Michel STOLTZ et Wapone CAWIDRONE
    • Culture. « Nos pères, nos frères, nos amis », Cécile MAMELIN

  • La joie de l’informatique !

    La joie de l’informatique !

    « Irritant » quotidien majeur en juridiction, la manipulation des outils informatiques défaillants obère les conditions de travail des collègues en juridiction.

    « Irritant » quotidien majeur en juridiction, la manipulation des outils informatiques défaillants obère les conditions de travail des collègues en juridiction.

    L’USM a alerté à nouveau la Secrétaire Générale du ministère de la Justice sur ce sujet en lui transmettant des exemples concrets de ce que subissent les magistrats en juridiction, pour solliciter la prise en main de cette problématique ancienne avec un véritable audit informatique et l’octroi d’outils performants, afin que la Justice entre enfin dans le 21e siècle.

    Lire le courrier que nous lui avons envoyé le 21/06/2023.

  • Amendements proposés

    Amendements proposés

    L’USM a adressé cet après-midi une quinzaine de propositions d’amendements aux parlementaires concernant le projet de loi organique (PLO) et le projet de loi d’orientation et de programmation (PLOPJ).

    Il s’agit de textes porteurs d’enjeux très importants pour la justice judiciaire et pour la magistrature.

    Nos suggestions d’amendements portent :

    – tant sur le PLO (liberté syndicale, composition des jurys professionnels, limitation dans le temps de certaines fonctions, dispense de la charge de permanence concernant les magistrats seniors, amélioration des règles du dialogue social au sein du CSA et de la CAV, définition de la faute disciplinaire, remboursement des frais de défense disciplinaire en cas de non-lieu à sanction, saisine des CAR, respect des temps de repos dans la magistrature découlant du droit de l’UE, moratoire en matière de recrutement des magistrats stagiaires)

    – que sur le PLOPJ (tribunaux des affaires économiques, contribution à la justice économique, attachés de justice, contentieux de saisie des rémunérations, confidentialité pour les juristes d’entreprise).

    Lire nos propositions

  • Liberté syndicale

    Liberté syndicale

    La liberté syndicale des magistrats sacrifiée au nom de l’impartialité ?

    Voir le communiqué de presse du 12 juin 2023

    Dans le cadre de l’examen actuel au Parlement du projet de loi organique « relatif à l’ouverture, la modernisation et la responsabilité des magistrats », le Sénat a adopté hier un amendement visant à limiter la liberté syndicale des magistrats puisqu’il vient ajouter une condition au I de l’article 10-1 de l’ordonnance statutaire du 22 décembre 1958 qui garantit le droit syndical en ces termes : « Le droit syndical est garanti aux magistrats (…) dans le respect du principe d’impartialité qui s’impose aux membres du corps judiciaire ».

    L’Union syndicale des magistrats s’étonne que l’impartialité, à laquelle tout magistrat est tenu au même titre que d’autres obligations déontologiques telles que l’indépendance, la dignité, la loyauté, le devoir de réserve, etc. puisse être invoquée au service d’une volonté de museler la parole des magistrats, y compris à titre syndical.

    Car, au-delà de la liberté syndicale, c’est bien la liberté d’expression des magistrats qui est ici visée, liberté pourtant garantie par la convention européenne des droits de l’homme comme un droit fondamental.

    Les instances européennes s’attachent régulièrement à préciser les contours de cette liberté pour les magistrats, tenus à des obligations propres à leurs fonctions et responsabilités.

    Le Conseil consultatif des juges européens a rendu en décembre 2022 un avis n°25 sur la liberté d’expression des juges qui rappelle que « outre le droit individuel d’un juge, les principes de démocratie, de séparation des pouvoirs et de pluralisme exigent la liberté des juges de participer aux débats d’intérêt public, spécialement concernant les questions relatives au pouvoir judiciaire. »

    La Cour européenne des droits de l’homme a rendu plusieurs arrêts, notamment contre la Turquie, la Hongrie ou la Pologne, et encore tout récemment par un arrêt CEDH – 2ème section requête n°63029/19 du 6 juin 2023 – Sarisu Pehlivan c/ Turquie, pour rappeler le principe de la liberté d’expression des magistrats, notamment à titre syndical, en énonçant que « même si des réserves peuvent être émises pour ce qui est des déclarations politiques émanant des membres du corps judiciaire, en l’espèce, les implications politiques des déclarations de la requérante sur les questions susmentionnées ne sauraient suffire à elles seules pour restreindre sa liberté d’expression en tant que secrétaire générale du Syndicat des juges dans un domaine touchant à l’essence de sa profession ».

    De même en France, le Conseil supérieur de la magistrature a, par une décision du 15 septembre 2022, indiqué que l’obligation de réserve ne saurait servir à réduire un magistrat au silence.

    L’Union syndicale des magistrats dénonce avec force cet amendement comme contraire aux droits fondamentaux, à la liberté syndicale et à la liberté d’expression des magistrats. Car qu’est-ce qu’un droit syndical emprisonné dans le respect de l’impartialité si ce n’est le devoir de se taire ?

  • PLOPJ

    PLOPJ

    Avancée du chantier législatif sur la partie procédure pénale du projet de loi d’orientation et de programmation de la Justice (PLOPJ).

    Le bureau de l’USM a rencontré jeudi 25 mai la sous-directrice de la DACG et ses équipes. 

    Nous avons rappelé notre analyse et nos propositions concernant ces textes, le projet de loi organique (PLO) étant étudié en même temps que le PLOPJ.

    Des amendements gouvernementaux, certains prenant en compte des observations syndicales, sont en cours de rédaction sans que l’on puisse malheureusement obtenir davantage de détails. 

    L’USM reste bien sûr attentive quant à ces amendements qui réservent parfois bien des surprises…

    Pour aller plus loin :

    – lire notre note remise au Sénat

  • L’USM à Athènes

    L’USM à Athènes

    L’USM a participé au congrès annuel de l’Association européenne des magistrats (AEM), qui se tenait à Athènes du 1er au 3 juin. L’AEM, plus grande association de juges en Europe comptant 44 pays membres, a pour vocation de promouvoir en Europe les buts de l’Union internationale des magistrats (IAJ-UIM), dont l’USM est membre fondateur : « Sauvegarder l’indépendance du pouvoir judiciaire, condition essentielle de la fonction juridictionnelle et garantie des droits et libertés humains ». A ce titre, elle entend développer une coopération européenne plus étroite dans tous les domaines se rapportant aux pouvoirs judiciaires des états.

    Lors de l’ouverture du congrès, Duro Sessa, magistrat croate et président de l’AEM, a insisté sur l’impérieuse nécessité de défendre une Justice attaquée de toutes parts. Il a évoqué la liberté d’expression des magistrats et la sérénité des débats permettant à un juge de prendre une décision sans subir de pressions, sans peur de représailles. Dans un contexte international particulièrement préoccupant, il a appelé à la solidarité entre magistrats européens et rendu hommage à la force du collectif pour porter la voix d’une Justice indépendante.

    Alors que la Justice française fait l’objet d’attaques récurrentes de la part de femmes et d’hommes politiques, sans aucune réaction des acteurs institutionnels censés la défendre, l’USM a noté avec intérêt la présence du maire d’Athènes, du secrétaire général à la Justice et aux droits de l’homme ainsi que du secrétaire d’Etat à la Justice grecque lors de l’ouverture du Congrès. Le maire d’Athènes a défini la Justice comme une alliée pour la défense de la démocratie pendant que le secrétaire général à la Justice rappelait qu’il ne pouvait y avoir de démocratie sans indépendance de la Justice.

    Lors des travaux de l’AEM, plusieurs pays membres ont évoqué les différentes attaques et difficultés auxquelles ils étaient confrontés : baisse drastique des rémunérations en Croatie et en Lituanie, réduction des retraites en Pologne, atteintes à l’inamovibilité des juges en Arménie, processus électoral des membres du conseil supérieur de la Justice sujet à caution en Bulgarie, situation globale toujours préoccupante en Hongrie et absence de dialogue social.

    La délégation ukrainienne, présente malgré la guerre, a projeté une vidéo des bombardements des tribunaux dans le pays et a sollicité une nouvelle aide financière pour le personnel judiciaire comme l’année précédente (l’USM a versé une contribution l’année dernière, contribution qui sera renouvelée cette année).

    S’agissant de la France, l’USM a proposé une motion, votée à l’unanimité, reproduite ci-après, pour alerter sur les risques d’atteintes à l’indépendance de l’autorité judiciaire contenus dans le projet de loi organique débattu devant le Parlement.

    Lisez l’article de Cécile Mamelin et Alexandra Vaillant publié dans le NPJ n°444.

  • Magistrats en colère

    Magistrats en colère

    Vous trouverez sur cette page le « kit du magistrat en colère », version condensée et actualisée de la boite à outils ci dessous.

    Ce kit complète le formulaire que nous vous proposons de faire remonter par voie hiérarchique tout en informant le ministère, le garde des Sceaux commençant tout juste à prendre conscience de l’existence d’un problème quant aux conditions de travail en juridiction.

    Nous comptons sur vous pour le diffuser, en discuter, l’utiliser et nous faire remonter toute difficulté ainsi que d’autres idées d’actions pour améliorer la justice au quotidien.- le kit du magistrat en colère : version complète – version allégée

    – les IDF (Impossiiblités De Faire) avec l’exemple de LILLE ; de MONTAUBAN

    – durée des audiences : motion de VALENCE ; principes de fonctionnement des CI à BOBIGNY

    – le formulaire sur le temps de travail à envoyer à votre chef de juridiction en mettant en copie votre chef de cour et le secrétariat de la DSJ (secretariat.dsj-cab@justice.gouv.fr) ainsi que l’adresse de contact de l’USM (contact@union-syndicale-magistrats.org) avec comme objet TTRPS.

    Il suffit d’indiquer le nombre de jours et audiences concernés en suivant la trame fournie et supprimer les lignes inutiles.

    Le temps de travail des magistrats est une des revendications portées par l’USM. Dans le prolongement du mouvement né de la tribune, il nous apparaît indispensable de placer chacun devant ses responsabilités et d’objectiver le non-respect des règles qui s’imposent à nous et que nous faisons respecter, y compris devant les tribunaux correctionnels, aux employeurs qui s’y soustraient.

    Plus nous serons nombreux à envoyer ce courriel, plus la pression sera forte sur la chancellerie et plus cette question pourra trouver une issue favorable. Nous vous encourageons donc à vous saisir de cet outil qui est une façon de prolonger le mouvement de contestation de nos conditions de travail. Ce courriel sera également transmis à tous nos collègues.

  • Droit syndical

    Droit syndical

    Saisine du Conseil supérieur de la magistrature concernant le droit syndical des magistrats : maladresse ou provocation ?

    Lire le communiqué de presse du 22 mai 2023

    L’Union syndicale des magistrats (USM) a pris connaissance, via un article de la « Lettre A » du 19 mai 2023, de la saisine du 2 mai 2023 de la formation plénière du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par le garde des Sceaux concernant le statut des magistrats sur les points suivants :

    •    « l’expression publique, individuelle ou collective, de magistrats à l’occasion d’audiences solennelles, ou encore par le biais de l’expression syndicale », notamment sur les réseaux sociaux ;

    •    l’exercice du droit de grève et, plus largement, des expressions et mouvements de contestations individuels ou collectifs reconnus aux magistrats.

    Cette saisine surprise intervient alors que débute l’examen, par les assemblées, du projet de loi organique concernant le statut des magistrats judiciaires, lequel ne contient en l’état aucune disposition gouvernementale sur les questions ainsi soumises au CSM. S’agit-il d’une invitation faite aux parlementaires d’user de leur droit d’amendement pour introduire ces thématiques très sensibles ?

    L’USM rappelle être de longue date largement majoritaire dans la profession (62,8% aux dernières élections) et être résolument apolitique, riche de sa diversité, unissant des juges et des parquetiers de tous niveaux hiérarchiques et provenant de tous horizons professionnels ou personnels.

    À ce titre, l’USM n’use ni d’une communication engagée politiquement ni d’actions dépassant le cadre de son objet syndical (défense des intérêts de la profession, défense de l’indépendance de la Justice et mise en œuvre d’une justice de qualité au bénéfice de nos concitoyens).

    Pour autant, l’USM est farouchement attachée à la défense de l’indépendance du pouvoir judiciaire et au syndicalisme judiciaire, notions à valeur constitutionnelle.

    La revendication du garde des Sceaux d’un monopole gouvernemental sur toute forme de communication sur les réseaux sociaux, tout comme la volonté d’encadrer et limiter strictement l’exercice syndical, interroge, surprend, inquiète et désole.

    L’USM, même si elle ne partage pas l’analyse ou le positionnement d’autres organisations syndicales de magistrats, rappelle que la démocratie syndicale participe à la vie démocratique générale et que toute atteinte à la première porte atteinte à la seconde.

  • Syndicalisme judiciaire

    Syndicalisme judiciaire

    Le bureau de l’Union Syndicale des Magistrats (USM) a pris connaissance avec stupéfaction des déclarations du 4 mai 2023 sur Public Sénat de M. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat.

    Communiqué de presse du 5 mai 2023

    Le bureau de l’Union Syndicale des Magistrats (USM) a pris connaissance avec stupéfaction des déclarations du 4 mai 2023 sur Public Sénat de M. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, proposant d’interdire le syndicalisme dans la magistrature et prônant la réforme d’un Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), décrit comme corporatiste, afin de « renforcer la réponse pénale » et « dépolitiser la magistrature ».

    L’USM rappelle :

    – qu’elle est, par ses statuts, apolitique et que son objet syndical consiste à défendre les intérêts de la profession, à lutter pour l’indépendance de la Justice et pour une justice de qualité au service de nos concitoyens. L’USM précise être très largement représentative au sein de la profession, totalisant près de 63% des suffrages aux dernières élections professionnelles ;
    – que le droit pour les magistrats, judiciaires comme administratifs et financiers, de se syndiquer a valeur constitutionnelle et que les dernières « purges » destinées à dépolitiser la magistrature remontent aux années 1880, visant les royalistes, et 1940, visant les juifs, les gaullistes et les communistes. ;
     – qu’entre 2007 et 2012, sous la présidence de N. Sarkozy, les effectifs de la magistrature ont été réduits, tout comme ceux de la police nationale, avec notamment des promotions d’auditeurs de justice (élèves magistrats) n’assurant pas le remplacement des départs à la retraite. Les budgets de la Justice alors votés par sa majorité ont maintenu l’institution dans un état de « clochardisation » plusieurs fois dénoncé, et encore dernièrement par les États Généraux de la Justice.

    L’USM réaffirme :

     – que le renforcement de la réponse pénale, mais également l’exercice d’une justice de qualité au pénal ET au civil, dépendent avant tout des moyens alloués par les pouvoirs politiques : une justice pauvre est une justice qui n’a pas les moyens de son indépendance ;
    – qu’il y a en France deux fois moins de juges et trois fois moins de procureurs que dans les pays européens à niveau de richesse comparable (Chiffres CEPEJ : France 3 procureurs et 10,9 juges / 100 000 habitants ; moyenne Groupe C : 8 procureurs et 17,7 juges / 100 000 habitants ; moyenne européenne : 11,25 procureurs et 21,4 juges / 100 000 habitants).

    L’USM rappelle enfin que le Conseil supérieur de la magistrature, loin d’être un condensé d’entre-soi aux mains des syndicats, n’est plus depuis 2010 composé d’une majorité de magistrats, comme il se devrait de tout organe disciplinaire, mais est majoritairement constitué, dans ses formations siège et parquet, de membres extérieurs désignés par des autorités politiques et administratives, loin des standards européens.

    L’USM estime que l’enjeu d’une justice de qualité, garante de la paix sociale, mérite mieux que des attaques stériles et infondées dont le but inavoué est d’assurer la prééminence des pouvoirs exécutifs et législatifs sur l’autorité (pouvoir) judiciaire. Aucune démocratie ne gagne à affaiblir son pouvoir judiciaire ni à discréditer ses magistrats.

  • Juridictions du pacifique

    Juridictions du pacifique

    L’USM s’est déplacée au mois d’avril dans le Pacifique, en Polynésie Française (Papeete) et en Nouvelle Calédonie (Nouméa).

    Vous pouvez retrouver l’intervention de Ludovic Friat, Président de l’USM, sur une radio tahitienne en cliquant ici.

    La situation est moins complexe en Nouvelle Calédonie. L’activité pénale, contrairement à Tahiti, y est très soutenue.

    Vous pouvez également voir son interview sur France Info Nouvelle Calédonie.

    Un immense merci aux collègues, syndiqués ou non, pour la qualité de leur accueil et des échanges.

    Le bureau de l’USM se déplacera également dans les prochaines semaines à La Réunion, en Corse et organisera des échanges à distance notamment avec les collègues de Mayotte.

  • Projet de loi sur la Justice

    Projet de loi sur la Justice

    Notre analyse sur le projet de loi et d’orientation et de programmation pour la Justice.

    En dehors de quelques dispositions bienvenues, d’autres sont inquiétantes, contradictoires voire dangereuses, et susceptibles de créer une surcharge de travail ; quant à la modification tant attendue du statut du Parquet : occasion manquée ! Pour le texte « historique », il faudra encore patienter !

    Pour aller plus loin : lire nos observations

  • Statut des magistrats judiciaires

    Statut des magistrats judiciaires

    Le gouvernement envisage de réformer profondément, dans la foulée du rapport Sauvé concluant les Etats Généraux de la Justice, le statut des magistrats judiciaires. Notre avis motivé.

    L’avant-projet de loi organique a été communiqué aux organisations syndicales courant février pour une consultation accélérée et une présentation du texte aux assemblées au printemps.

    Vous trouverez ci-joint la note de l’USM concernant les très nombreuses évolutions envisagées, leurs conséquences, et les lignes rouges de notre syndicat. Il en est ainsi de l’absence de plafond du nombre de recrutements par la voie professionnelle de « stagiaires magistrats » par rapport aux « auditeurs de justice » issus des concours. Une telle disposition, en l’état, permettrait rapidement, par le jeu de la volonté ministérielle, de tarir la filière étudiante au profit de professionnels, plus âgés, certaines professions étant privilégiées. Or c’est le mélange étudiants/professionnels qui fait aujourd’hui la richesse de notre profession, loin de « l’entre-soi » complaisamment dénoncé.

    Vous trouverez bien d’autres points de friction, d’inquiétude ou de convergence dans notre note.

    L’USM reste attentive à la suite du processus, notamment lors des débats parlementaires qui susciteront, au vu du sujet, bien des amendements.