Étiquette : Moyens

  • Audition par un député sur le budget 2024

    Audition par un député sur le budget 2024

    Malgré des efforts budgétaires importants, la justice reste malade, sous dotée en moyens matériels et humains.

    Notre avons été entendus le 18 octobre 2023 par le député du groupe écologiste Jérémie Iordanoff sur le projet de loi de finances 2024. Nous avons pu développer notre analyse sur les annonces budgétaires.

    Nous avons ainsi reconnu les efforts très importants fournis depuis trois ans par le gouvernement. Toutefois, après 30 ans d’abandon budgétaire, après le constat accablant dressé par les Etats généraux de la Justice et après la Tribune dite des 3000, il ne pouvait en être autrement.

    Nous avons tenu également à avertir qu’il ne pouvait être question de prétendre que la Justice serait réparée d’ici la fin de ce quinquennat, et que ni les délais ni les stocks ne pourront être réduits de moitié d’ici à 2027, comme s’y engage pourtant notre ministre, tant les manques en moyens matériels et humains sont criants.

    Pour aller plus loin :

    Lire notre note sur le budget, les effectifs, et concernant des questions particulières et plus techniques (comme les placements extérieurs, les besoins de la protection judiciaire de la jeunesse, les besoins en assistance éducative, les moyens dédiés à la lutte contre les violences intrafamiliales, la délinquance environnementale et la délinquance économique et financière).

  • Temps de travail

    Temps de travail

    Le bureau de l’USM a de nouveau saisi la DSJ sur l’encadrement des astreintes et le temps de travail des magistrats.

    Les audiences tardives et la surcharge de travail sont une réalité dans la Justice depuis trop longtemps, sans aucune réaction ni réflexion sérieuse de notre ministère, qui en tant qu’employeur doit veiller aux risques psycho-sociaux en toutes circonstances. L’épuisement au travail existe et se propage pour de nombreux collègues qui en ont déjà témoigné avec beaucoup de dignité mais aussi de douleur !

    L’USM se bat depuis des années pour de meilleures organisations et indemnisations des astreintes (corrélées avec des récupérations) ainsi que pour un respect des temps de travail et de repos des magistrats.

    Est-il normal d’enchainer une semaine de travail, un week-end de permanence et de poursuivre de nouveau sur une semaine de travail sans récupération ?

    Est-il normal de terminer des audiences à des heures tardives (parfois au milieu de la nuit) et de reprendre le matin suivant sans avoir bénéficié d’un temps de repos suffisant ?

    Est-il normal de travailler le soir et/ou pendant ses congés et week-end pour apurer les stocks ?

    La réponse est évidemment non.

    Les magistrats ne sont pas soumis au régime général des 35 heures et n’ont donc pas en dehors des nécessités de service, d’obligation particulière d’assiduité ou de pointage. Pour autant, leur temps de travail n’est pas extensible à l’infini et ils doivent bénéficier de garanties quant à un temps de travail maximum à ne pas dépasser.

    Il s’agit d’un combat que nous n’abandonnerons jamais dans la perspective d’une Justice de qualité pour tous.

    Lire notre courrier.

  • Le NPJ n°444 – 09/2023

    Le NPJ n°444 – 09/2023

    Consultez la revue de l’USM du mois de septembre 2023 consacrée, une fois n’est pas coutume, aux combats de notre syndicat pour l’amélioration des moyens de la justice.

    Contenu du NPJ n°444 :

    • L’édito du président de l’USM
    • Dialogue social au sein des CSA et F3SCT : chronique d’un lancement
    • Justice malade : plongée dans l’enfer du numérique judiciaire, acte II
    • De magistrate à médiatrice : interview
    • police judiciaire : chronique d’une mort annoncée
    • L’actualité du bureau national au premier semestre 2023
    • L’USM sur LinkedIn et Instagram
    • L’USM aux universités d’été de l’école des avocats de Nouvelle Aquitaine
    • L’USM au congrès de l’AEM à Athènes
    • Culture : expo à la bibliothèque du TJ de Paris

  • Mouvement des greffiers

    Mouvement des greffiers

    Le bureau de l’USM était présent ce midi, au Tribunal Judiciaire de Paris, aux côtés des greffiers et fonctionnaires qui participaient à la mobilisation de l’UNSa-SJ au soutien de revendications salariales et statutaires.

    Une réunion de négociation a eu lieu, hier après-midi, entre la Direction des Services Judiciaires et les organisations syndicales de fonctionnaires. Des propositions concrètes ont été faites par l’administration. Elles doivent désormais être analysées et discutées par les organisations syndicales avec leurs adhérents et collègues.

    Nous tenions à exprimer clairement notre solidarité avec les greffiers et les personnels judiciaires, s’agissant d’une juste reconnaissance professionnelle.

    Sans eux notre institution ne fonctionnerait pas.

    Comme nous, ils subissent les conséquences d’un sous-dimensionnement ancien et massif de moyens, notamment en termes d’effectifs, faisant que l’institution ne fonctionne que grâce au dévouement de ses personnels.

  • Le NPJ n°444 09/2023

    Le NPJ n°444 09/2023

    Consultez la revue de l’USM du mois de septembre 2023 consacrée, une fois n’est pas coutume, aux combats de notre syndicat pour l’amélioration des moyens de la justice.

    Contenu du NPJ n°444 :

    • L’édito du président de l’USM
    • Dialogue social au sein des CSA et F3SCT : chronique d’un lancement
    • Justice malade : plongée dans l’enfer du numérique judiciaire, acte II
    • De magistrate à médiatrice : interview
    • police judiciaire : chronique d’une mort annoncée
    • L’actualité du bureau national au premier semestre 2023
    • L’USM sur LinkedIn et Instagram
    • L’USM aux universités d’été de l’école des avocats de Nouvelle Aquitaine
    • L’USM au congrès de l’AEM à Athènes
    • Culture : expo à la bibliothèque du TJ de Paris
  • L’USM au soutien des greffiers

    L’USM au soutien des greffiers

    Le bureau de l’USM était présent ce midi, au TJ de Paris, aux côtés des greffiers et fonctionnaires qui participaient à la mobilisation de l’UNSa-SJ au soutien de revendications salariales et statutaires.
    Comme vous le savez une réunion de négociation a eu lieu, hier après-midi, entre la DSJ et les organisations syndicales de fonctionnaires. Des propositions concrètes ont été faites par l’administration. Elles doivent désormais être analysées et discutées par les organisations syndicales avec leurs adhérents et collègues.

    Il n’appartient pas à un syndicat de magistrats d’intervenir dans cette négociation salariale et statutaire, mais nous tenions à exprimer clairement notre solidarité avec les greffiers et les personnels judiciaires, s’agissant d’une juste reconnaissance professionnelle.

    Sans eux notre institution ne fonctionnerait pas.

    Comme nous, ils subissent les conséquences d’un sous-dimensionnement ancien et massif de moyens, notamment en termes d’effectifs, faisant que l’institution ne fonctionne que grâce au dévouement de ses personnels.

    Les greffiers présents m’ont dit être sensibles au soutien des magistrats. Ils m’ont exprimé leur attente, forte et légitime, de reconnaissance.

  • Situation intenable à Mayotte

    Situation intenable à Mayotte

    Le département de Mayotte souffre depuis plusieurs semaines d’un manque d’approvisionnement en eau courante.
    Cette problématique, aux conséquences sanitaires catastrophiques, impacte l’ensemble de la population et s’ajoute aux difficultés déjà rencontrées par les magistrats et personnels de greffe exerçant sur l’île (absentéisme, émeutes, insécurité…).

    Nous avions, en lien avec nos représentants locaux, adressé un courrier au Directeur des services judiciaires en juin dernier pour évoquer ces difficultés, solliciter des renforts pérennes d’effectifs et une véritable politique d’attractivité. Nous avions déjà évoqué les risques de pénurie d’eau et suggéré la mise en place de plans de continuation d’activité.

    A ce jour, s’il est indéniable que la problématique de l’eau dépasse le seul ministère de la Justice, la situation que vivent les personnels judiciaires, les fonctionnaires et les habitants de l’île est très inquiétante. Les chefs de cour et de juridiction se mobilisent pour tenter d’apporter des solutions mais apparaissent bien seuls face à l’ampleur des difficultés. Les mesures mises en place à ce jour pour essayer de les résoudre sont insuffisantes. Face à cette situation, plusieurs personnels de greffe ont exercé récemment leur droit de retrait et la formation spécialisée du CSA a été saisie.

    Dans un contexte local particulièrement complexe, ce nouvel évènement vient aggraver les tensions et dégrader encore plus les conditions de vie et de travail.

    Nous avons dès lors saisi le Directeur des services judiciaires pour attirer une nouvelle fois son attention sur les difficultés rencontrées par les personnels judiciaires affectés à Mayotte (lire notre courrier).

  • Indemnités pour les auditeurs

    Indemnités pour les auditeurs

    Un arrêté du 18 août 2023, publié au journal officiel le 27 août, vient revaloriser l’indemnité de formation allouée aux auditeurs de justice et aux stagiaires auprès de l’Ecole nationale de la magistrature.

    Alors que venait d’être annoncée une revalorisation indemnitaire des magistrats en début d’année (et que notre grille salariale stagnait depuis 1996), que deux projets de loi majeurs pour l’avenir de la Justice étaient en cours de rédaction (projet de loi organique et projet de loi d’orientation et de programmation), avec notamment pour but d’assurer des recrutements conséquents d’ici à 2027, l’USM a écrit au directeur des services judiciaires au mois de mars 2023 pour relancer spécifiquement le sujet de la revalorisation du régime indemnitaire des auditeurs et stagiaires.  

    Ce sujet figurait de longue date dans nos propositions en faveur d’une revalorisation salariale (point 8 – ici) et concernant le recrutement et la formation (III – là).

    Dans le courrier au DSJ, nous sollicitions notamment une revalorisation à hauteur des indemnités versées aux élèves de l’Institut national du service public.

    Le nouvel arrêté prévoit une revalorisation de l’indemnité de scolarité des auditeurs et stagiaires, qui passe de 321 euros bruts à 568 euros bruts à compter du mois d’octobre 2023, rejoignant ainsi celle versée aux élèves de l’INSP.


    L’USM se réjouit pour les auditeurs de justice et les stagiaires, et rappelle qu’une telle revalorisation est essentielle pour maintenir l’attractivité de l’Ecole nationale de la magistrature. Nous nous battons depuis plusieurs années pour une égalité de traitement entre magistrats judiciaires et administratifs, et les auditeurs et stagiaires sont bien évidemment concernés.

    Par ailleurs, nous continuons à revendiquer l’alignement de notre grille indiciaire sur celle des administrateurs de l’État (qui a été considérablement revalorisée début 2023  (décret n°2°22-1454 du 23 novembre 2022) et sur laquelle ont déjà été alignées celle des magistrats administratifs (décret n°2023-488 du 21 juin 2023) et celle des magistrats financiers (décret n°2023-482 du 21 juin 2023).

    Nous poursuivons également nos actions pour nous assurer que les auditeurs de justice et les stagiaires bénéficient d’un traitement équivalent aux élèves des autres grandes écoles de la fonction publique.

  • CSA Ministériel

    CSA Ministériel

    Communiqué de presse commun UNSa et USM s’agissant du CSA-ministériel du 12 juillet 2023 que nos organisations syndicales ont décidé de boycotter !

    Lire le communiqué de presse du 12 juillet 2023

    Le garde des Sceaux fait convoquer un CSA Ministériel le 12 juillet prochain (auquel il ne participera pas comme à son habitude !) avec un ordre du jour indigent et aux antipodes des urgences à traiter en matière de reconnaissance et revalorisation statutaire et salariale tant attendues par les Personnels de ce ministère.

    Toujours aucune réponse apportée s’agissant de notre demande d’ouverture de négociations statutaires, indiciaires et indemnitaires concernant la réforme annoncée comme « historique » des personnels de surveillance. La Chancellerie et la DAP ont choisi le mépris en ne daignant même pas répondre à nos sollicitations, demandes de rendez-vous et propositions formalisées par l’UFAP UNSa Justice pour une réforme statutaire, indiciaire et indemnitaire d’envergure répondant aux attentes légitimes du terrain.

    Concernant les Services Judiciaires, là encore, cela fait plusieurs années que l’UNSa SJ revendique et argumente l’urgence de revaloriser le statut des personnels des greffes judiciaires et notamment les greffiers en catégorie « A » avec à la clé, un projet d’organisation et de déroulement de carrière complet en cohérence avec la reconnaissance des compétences acquises et actuelles des greffiers.

    L’USM apporte son entier soutien aux revendications légitimes de revalorisation des métiers du greffe, qui constituent l’essentiel de l’équipe autour du magistrat. Si les contractuels méritent une juste rémunération, n’oublions pas les greffiers qui sont au cœur de l’institution depuis l’origine.

    Exaspérés par autant de mépris de la part de l’institution et de la tutelle gouvernementale, les personnels et les principales Organisations Syndicales, à l’exception de Force Ouvrière, sont entrés dans un conflit ouvert pour se faire entendre et exiger l’ouverture de discussions sur fond de réforme en catégorie « A » et non du projet proposé qui correspond purement et simplement à une insulte !

    Le mouvement social engagé depuis plusieurs jours est d’une ampleur inédite, traduisant le degré de colère et de ras le bol des personnels. Aujourd’hui, le garde des Sceaux est contraint d’avancer et d’ouvrir cette négociation attendue, au risque de plonger l’institution judiciaire dans de grandes difficultés de fonctionnement, car nous ne reculerons pas… Contrairement à ceux qui se sont désolidarisés des personnels et du mouvement engagé pour répondre aux exigences d’Éric DUPOND-MORETTI !

    Et que dire de la situation à la PJJ, ou aucune discussion n’est engagée sur la revalorisation des statuts et des salaires, alors même que l’UNSa SPJJ revendique et exige l’ouverture de discussions sur la revalorisation de la grille des directeurs de la PJJ, l’application du SEGUR à tous les personnels, etc.

    Au secrétariat général, le constat n’est guère plus reluisant. En effet, trop d’agents travaillent dans un contexte de grande souffrance, sans accompagnement, ni perspective. L’UNSa Justice SG AC revendique une réelle reconnaissance des personnels et un plan d’urgence de formation des encadrants.

    Plus largement, Syndicats d’agents publics et de magistrats, nous ne pouvons que dénoncer les annonces en matière salariale du gouvernement qui ont donné lieu à une revalorisation indigente au 1er juillet dernier. S’agissant des magistrats, les avancées indemnitaires ne suffisent pas, et ils demandent toujours l’ouverture de négociations sur leur grille indiciaire dès 2024, comme initialement annoncée, pour arriver enfin au même niveau de traitement que les juges administratifs.
    CSA M du 12 juillet 2023 : BOYCOTT !

    Cela suffit !… Plus les budgets de la Justice sont importants et moins les personnels se voient revalorisés, sans parler de leurs conditions de travail déplorables dans l’ensemble des directions métiers et du secrétariat général. Là pour le coup, personne n’est épargné par cet état de fait ! Sans parler de l’accord cadre qui ne prévoit même pas d’aborder le temps de travail, alors que le garde des Sceaux a annoncé le contraire à l’Assemblée Nationale la semaine dernière pour s’opposer à un amendement relatif aux audiences tardives ?!

    Par conséquent, dans un tel contexte et au regard de la volonté de ne pas dialoguer du garde des Sceaux, l’UNSa Justice et l’USM refusent de siéger à cette instance.

  • Le NPJ n°443 – 06/2023

    Le NPJ n°443 – 06/2023

    Consultez, en intégralité, la revue de l’USM du mois de juin consacrée au manque de moyens.

    Contenu du NPJ n°443 :

    • L’édito du Président
    • Quand la pénurie de moyens tue la justice : un procès fictif pour « Tentative de meurtre de la Justice », Christine KHAZNADAR
    • Pénurie de moyens et risque disciplinaire, Catherine VANDIER
    • Hôpital-justice, le partage de la pénurie, Emmanuel ABENTIN
    • Brigades outre-mer, premiers retours d’expérience ! Natacha AUBENEAU
    • Actu. L’USM au soutien des auditeurs de justice, Stéphanie CAPRIN
    • Monde Regards croisés sur la juridiction coutumière en Nouvelle-Calédonie, Jean-Michel STOLTZ et Wapone CAWIDRONE
    • Culture. « Nos pères, nos frères, nos amis », Cécile MAMELIN
  • Le NPJ n°443 06/2023

    Le NPJ n°443 06/2023

    Consultez, en intégralité, la revue de l’USM du mois de juin consacrée au manque de moyens.

    Contenu du NPJ n°443 :

    • L’édito du Président
    • Quand la pénurie de moyens tue la justice : un procès fictif pour « Tentative de meurtre de la Justice », Christine KHAZNADAR
    • Pénurie de moyens et risque disciplinaire, Catherine VANDIER
    • Hôpital-justice, le partage de la pénurie, Emmanuel ABENTIN
    • Brigades outre-mer, premiers retours d’expérience ! Natacha AUBENEAU
    • Actu. L’USM au soutien des auditeurs de justice, Stéphanie CAPRIN
    • Monde Regards croisés sur la juridiction coutumière en Nouvelle-Calédonie, Jean-Michel STOLTZ et Wapone CAWIDRONE
    • Culture. « Nos pères, nos frères, nos amis », Cécile MAMELIN

  • Souffrance au travail

    Souffrance au travail

    Cette 5ème lettre de l’année se situe dans la continuité de notre revue trimestrielle « Le nouveau pouvoir judiciaire » qui consacrait son numéro de mars 2023 à la souffrance au travail en tirant un bilan 2003-2023 de ces 20 dernières années à lutter contre ce fléau (ici).