Catégorie : Actualités

L’action de l’USM se décline de multiples façons. Retrouvez ici toutes les actualités de l’USM : réunions, rencontres, groupes de travail, contributions, notes, courriers, mails, publications, etc.

  • Le NPJ n°445 12/2023

    Le NPJ n°445 12/2023

    La revue de l’USM du mois de décembre 2023 est consacrée à notre congrès annuel, qui s’est tenu à Paris les 13 et 14 octobre sur le thème Justice et médias.

    Consultez l’intégralité des articles dans votre espace adhérent.

    • L’édito du président de l’USM
    • Discours de Ludovic FRIAT, Président de l’USM
    • Rapport moral d’Alexandra VAILLANT, Secrétaire générale de l’USM
    • Rapport financier du trésorier national, Thierry GRIFFET
    • L’USM au congrès de l’Union internationale des magistrats à Taïwan par Aurélien MARTINI
    • Le conseil lecture d’Alexandra VAILLANT, Secrétaire générale de l’USM
  • Joyeux Noël !

    Joyeux Noël !

    Noël s’approche à grands pas.

    L’ultime course pour les cadeaux et la préparation des tables de fête, pour la plupart.

    Les permanences ou les CI du samedi, le lundi étant férié, pour d’autres.

    Les deux situations à priori sans neige ni frimas.

    Prenez bien soin de vous et de vos proches.

    Nous avons tous besoin de vacances.

    Mais une permanence du bureau, en distancielle, est organisée la semaine prochaine pour les urgences, via l’adresse contact : contact@union-syndicale-magistrats.org

    Et n’oubliez pas, comme le chantait Sinatra, « Say, you better watch out, you better not cry, better not pout. I’m telling you why, Santa Claus is coming to town”

    Pour le bureau de l’USM,

    Ludovic Friat

  • JO 2024

    JO 2024

    Le bureau de l’USM a assisté le 19 décembre à une réunion organisée par le secrétariat général (SG) consacrée à la problématique des jeux olympiques et paralympiques de 2024 (JOP).

    Un comité de suivi a été créé, qui se réunira régulièrement à compter de 2024 afin d’aborder, dans un objectif opérationnel, toutes les problématiques posées par l’organisation des JOP (deux réunions de ce comité doivent être programmées courant janvier). Un CSA ministériel consacré exclusivement à la gestion RH pendant les jeux se réunira en outre le 07 février. Il interviendra après la tenue de CSA locaux entre les 15 et 30 janvier, point dénoncé par les organisations syndicales tant il semble compliqué de s’organiser au niveau local sans être informé d’éventuelles règles qui auraient été actées au niveau national. Enfin, une cellule de commandement JOP du ministère va être instituée, sur le format d’un centre de crise ayant vocation à suivre et à traiter toutes les problématiques en lien.

    Il nous a été précisé que ce plan n’était pas encore finalisé. En l’état, il repose principalement sur un zonage entre :

    • – zones rouges à circulation restreinte pour les véhicules motorisés ;
    • – zones bleues avec instauration de voies réservées, non soumises à une autorisation particulière mais reposant sur « le civisme ».

    Nous avons insisté sur la nécessité d’autoriser les agents à circuler avec leur véhicule personnel dans les zones à circulation restreinte (en plus des véhicules de permanence qui doivent encore être intégrés à la liste des dérogations d’ores et déjà accordées à certains véhicules professionnels de type SAMU, camions de pompier et véhicules de police). Ce point sera soumis à l’autorisation de la préfecture de police. Il conviendra à cet égard de recenser en début d’année les agents concernés pour solliciter l’autorisation de la préfecture qui délivrera des QR codes. Nous resterons vigilants quant à l’octroi de ces QR codes, nécessaires pour que les agents véhiculés puissent se rendre sur leur lieu de travail en zone rouge.

    Un complément indemnitaire pour l’ensemble de la fonction publique d’état est en cours d’élaboration (barèmes de 500, 1 000 et 1 500 euros, critères d’attribution, volumétrie, répartition, agents concernés …). Le SG entend travailler ce point avec les différentes directions du ministère pour une proposition de répartition finalisée vers mi-janvier. Nous vous tiendrons informés quant à l’éventuelle attribution de ce complément.

    Le SG travaille également avec la Direction générale de la fonction publique sur les actions sociales renforcées à mettre en œuvre pendant les JOP : séjours loisirs et colonies, centres d’accueil, CESU garde d’enfants développé et déplafonné…

    Une circulaire pénale JOP sera signée dans les jours qui viennent.

    Par ailleurs, des plans de maintien de l’activité sont en cours d’élaboration dans les juridictions concernées. La période pré JOP aura pour objectif de réduire les stocks (audiences supplémentaires). Sur la période juillet/août, les plateaux de permanence des parquets concernés doivent être renforcés (vivier de renforts au sein des parquets généraux pouvant venir en délégation) et les capacités d’orientation en comparution immédiate seront augmentées. Les grandes orientations organisationnelles présentées risquent ainsi d’impacter très fortement la période des vacations judiciaires pour les juridictions concernées.

    Il nous est indiqué que le système des congés bonifiés ne sera pas remis en cause et qu’aucun refus « déguisé » ne doit être opposé à l’agent (des refus ayant déjà été constatés au tribunal judiciaire de Paris).

    70 jours pourront être déposés sur un CET au titre de l’année 2024, cette mesure concernant tous les agents du ministère. De plus, les jours de congés non pris au titre de l’année 2024 pourront être reportés jusqu’au 30 avril 2025 (et non jusqu’à début janvier comme c’est le cas habituellement).

    Nous avons interrogé le SG sur l’articulation entre les plans d’activité en juridiction et les congés (les collègues pourront-ils poser leurs congés sans difficultés, sur une période continue, sur une période scindée ?). Sur ce point, il nous a seulement été répondu que l’octroi de renforts dans les juridictions concernées avait notamment pour objectif de permettre aux agents de prendre leurs congés, sans plus de précisions.

    En conclusion, beaucoup de questions demeurent en suspens à quelques mois de l’évènement, et ce malgré nos nombreuses alertes quant à l’impact des JOP sur l’organisation des juridictions (surcharge d’activité, congés estivaux, transports, audiences tardives …). Le bureau de l’USM demeure à votre écoute pour toute question en lien avec les JOP et toute difficulté que vous pourriez rencontrer, et ne manquera pas de vous tenir informés des directives nationales qui seront élaborées pour la gestion de cet évènement hors norme.

  • Rencontre USM-DACG

    Rencontre USM-DACG

    Le 19 décembre, le bureau de l’USM a rencontré le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG). Nous avons souhaité aborder plusieurs points.

    Le premier concernait la nécessaire mise en conformité de notre législation nationale avec le droit et la jurisprudence européenne de la CJUE concernant l’exploitation des données de connexion, sujet sur lequel nous serons entendus cette semaine par un conseiller d’Etat chargé d’une mission sur ce sujet. Nous avons rappelé notre totale opposition à une solution consistant à confier les autorisations à une autorité administrative indépendante (AAI) laquelle apprécierait, en opportunité et proportionnalité, une mesure de police judiciaire. Nous vous tiendrons avisés de nos échanges à venir s’agissant de concilier les exigences européennes avec la masse très importante des demandes et des données traitées, la solution pouvant être locale, régionale voire nationale et comporter une part d’automatisation compte tenu de la réalité de nos effectifs.   

    Le deuxième tenait à la récente baisse des effectifs d’enquêteurs affectés aux services de lutte contre la délinquance économique et financière. Grâce aux éléments que vous nous avez transmis, nous avons pu, chiffres à l’appui, étayer une situation préoccupante dans laquelle la lutte contre la délinquance économique et financière qui cause des dommages importants mais souvent peu visibles au tissu économique est dégradée. Le DACG nous a répondu que cette question n’était pas nouvelle mais que la difficulté était réelle. Les causes sont multiples et semblent difficiles à enrayer. Si la France a une capacité préservée à traiter le haut du spectre de la délinquance économique et financière, la lutte contre la moyenne et basse intensité semble être une variable d’ajustement. Aucune solution, à court ou moyen terme ne semble se dégager. Nous resterons attentifs à cette question, surtout dans un contexte peu favorable aux enquêtes en cette matière (délai pour les enquêtes préliminaires, « legal privilege » réforme de la PJ, etc).

    Le troisième point tenait à la nouvelle cartographie de la police nationale issue de la réforme portée par le ministère de l’intérieur et ses conséquences en matière de saisine pour les magistrats. Le DACG a rappelé que la dépêche du 1er décembre 2023 avait vocation à mettre en œuvre les conséquences de la réforme (décret n° 2023-1109 du 29 novembre 2023 modifiant diverses dispositions relatives à la police nationale). Elle prévoit notamment qu’une saisine de la DNPJ emportera saisine des seuls services centraux qui lui sont rattachés et pas des services territoriaux, le lien hiérarchique entre le DNPJ et les services déconcentrés ayant été rompu. Ainsi, une saisine nationale ne pourra avoir lieu qu’en saisissant toutes les directions zonales de la police nationale, à laquelle sont rattachés l’ensemble des DIPN et DDPN ainsi que leurs SIPJ et SDPJ.

    Nous avons enfin questionné la DACG sur la réforme de la garde à vue sur deux points qui, bien que résultant de la transposition d’une directive européenne, nous posent problème : l’ouverture de la liste des personnes pouvant être prévenues d’une garde à vue et l’impossibilité d’entendre un gardé à vue sans avocat même au-delà d’un délai de carence, ce qui nous semble aller plus loin que ce que prévoit le texte européen. Sur ces aspects, le DACG a dit vouloir intégrer les exceptions prévues par la directive et qui avaient également été rappelées par la conférence nationale des procureurs de la République (CNPR).

    Le DACG nous a enfin informés que nous serions destinataires à horizon de deux mois du projet de recodification à droit constant du code de procédure pénale afin que nous puissions travailler sur ce texte et proposer le cas échéant des modifications. Le chantier est immense mais nous comptons bien y prendre toute notre part.

    Nous avons prévu de maintenir la périodicité de ces rencontres bilatérales afin de pouvoir régulièrement échanger sur les questions pénales avec le DACG.

    Joyeuses fêtes à tous,

  • Avis du CSM sur la liberté d’expression des magistrats

    Avis du CSM sur la liberté d’expression des magistrats

    Le 2 mai 2023, le garde des Sceaux avait saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) d’une demande d’avis en application de l’article 65 de la Constitution. L’avis sollicité s’appuyait sur le souhait d’approfondir la réflexion sur le statut de la magistrature et l’objectif de mieux préserver l’image de la justice. Il portait, d’une part, sur l’articulation entre la liberté d’expression des magistrats et l’obligation déontologique de réserve et de discrétion, plus particulièrement quant à l’usage des réseaux sociaux, aux formes d’expression à l’occasion d’audiences solennelles, ainsi que par le biais de l’expression syndicale et, d’autre part, sur l’exercice du droit de grève par les magistrats.

    Sur cette dernière question, le CSM a considéré qu’il ne pouvait se substituer ni au Conseil constitutionnel ni aux juridictions administratives et européennes pour interpréter le statut de la magistrature et apprécier la validité du droit de grève.

    La première question n’était pas nouvelle et le CSM a davantage fait œuvre de synthèse des principes existants que de création de règles nouvelles.

    L’avis, dont la rédaction est solide dans la forme et documentée dans le contenu, est clair et bienvenu dans une période où ces questions ont pu soulever des controverses.

    Dans deux paragraphes (§26 et 27), le CSM réaffirme la liberté d’expression encadrée des magistrats :

    En dépit des limites que connaît son exercice, la liberté d’expression des magistrats est essentielle pour garantir leur indépendance. Comme le rappelle le Conseil consultatif des juges européens dans son avis du 2 décembre 2022 sur la liberté d’expression des juges, ceux-ci « ont le droit de faire des commentaires sur des questions qui concernent les droits fondamentaux de l’homme, l’État de droit, les questions de nomination ou de promotion des juges et le bon fonctionnement de l’administration de la justice, y compris l’indépendance du pouvoir judiciaire et la séparation des pouvoirs. Le public doit avoir confiance dans la capacité des magistrats à représenter effectivement les principes de l’État de droit ».

    La liberté d’expression des magistrats n’est pas consacrée pour leur seul bénéfice. Elle constitue une garantie pour chacun des justiciables. Les magistrats qui exercent leur fonction avec indépendance, constituant ainsi l’un des piliers de l’État de droit, ont le devoir de faire le nécessaire pour préserver ce dernier, ainsi que les autres valeurs fondamentales dont ils sont les gardiens.

    Les buts légitimes qui doivent être recherchés sont la préservation de l’impartialité et de l’indépendance de l’autorité judiciaire ainsi que le respect de la séparation des pouvoirs, socles de l’État de droit et de la nécessaire confiance des citoyens en leur justice.

    S’agissant du cas particulier des audiences solennelles, l’avis précise (§45) :

    Les discours des chefs de cour et de juridiction prononcés lors des audiences de rentrée solennelle constituent un moment privilégié dans la vie d’une juridiction. Celles-ci sont l’occasion par excellence d’exposer publiquement les sujets de satisfaction et de préoccupation des magistrats et fonctionnaires aussi bien quant à la situation de la juridiction où ils exercent leurs fonctions qu’en ce qui concerne l’évolution de l’institution judiciaire, y compris les réformes en cours et la législation et la réglementation applicables. En dehors d’hypothèses extrêmes, comme l’emploi de termes injurieux ou une mise en cause des institutions de la République, la parole doit y être libre.

    Sur l’expression des syndicats de magistrats, l’avis indique (§51) :

    La reconnaissance du droit syndical a inéluctablement pour conséquence de conférer aux organisations syndicales et à leurs représentants un droit de s’exprimer qui est encore plus large que celui qui résulte du droit commun. En particulier, la possibilité d’adopter un ton polémique, pouvant comporter une certaine vigueur, constitue un corollaire indispensable à un plein exercice de la liberté syndicale.

    Enfin, à propos de l’expression des magistrats sur les réseaux sociaux, le CSM rappelle (§51) qu’il convient d’observer « une réelle vigilance dans leur usage et recommande prudence et circonspection, pour l’utilisation des réseaux et pour les informations échangées ».

    Les solutions dégagées en la matière étaient connues et le CSM n’a pas dans cet avis fait œuvre créatrice ce qui a valu au journal Le Monde de titrer son article : « Le cours de droit du Conseil supérieur de la magistrature à Éric Dupont-Moretti ».

    Nous les avions d’ailleurs rappelées dans notre Newsletter n°6 du mois de septembre 2023 à retrouver ici.

    La rédaction claire, l’affirmation forte des principes ainsi que les nombreuses références et exemples donnent néanmoins une coloration très solennelle à cet avis. Si la question de la liberté d’expression des magistrats n’est pas simple, le CSM y apporte des réponses nettes et désormais connues de tous.

    Retrouvez l’avis du CSM ici.

  • Projet de loi de finances 2024

    Projet de loi de finances 2024

    L’USM entendue par le Sénat sur le projet de loi de finances 2024 : des efforts mais à quel prix ?

    Retrouvez nos 2 notes : celle analysant en détails les différents programmes du budget justice 2024 et celle plus spécifique élaborée pour le Sénat.

    – nos observations sur le PLF 2024.

    – nos observations lors de notre audition.

  • Rémunérations

    Rémunérations

    Vers un alignement de notre rémunération avec celle des juges administratifs et financiers ?

    En octobre 2023, nous avons bénéficié d’une importante augmentation indemnitaire (les « 1 000€ »), la première depuis 1996, comme le revendiquait l’USM dans sa demande de négociations salariales de juin 2021 (à lire ici). Nous avions adressé à nos adhérents des outils permettant de calculer individuellement leur hausse de rémunération. 

    L’USM demandait également que nos traitements indiciaires soient à la hauteur de ceux de nos collègues des magistratures administrative et financière. Ce point est tout à fait capital notamment pour nos retraites, car l’augmentation indemnitaire obtenue fin octobre ne comptera pas pour la retraite.

    Nos échanges récents, avec les conseillers du président de la République et du premier ministre, mais également avec le garde des Sceaux et son cabinet, nous ont plutôt rassurés sur la volonté politique d’un véritable alignement, et non d’une simple « convergence », de nos futures grilles indiciaires sur celles, récemment augmentées, de nos collègues des autres ordres.

    Dans cette perspective, l’USM a écrit le 6 décembre 2023 au président de la Cour des comptes pour attirer son attention sur notre situation, cette haute juridiction menant actuellement un travail sur la rémunération des juges financiers et administratifs, dans le cadre de l’attractivité de la haute fonction publique.

    Lisez ici notre courrier.

    S’il convient de mettre rapidement en œuvre l’accord DSJ-Greffe (passage au « A » d’une partie des personnels de greffe, hausses indiciaires pour l’ensemble du greffe), la discussion sur la modernisation des grilles indiciaires des magistrats judiciaires, dans le cadre de la réforme des grades (création d’un 3ème grade, comme proposé par l’USM), issue de la loi organique de novembre 2023, doit également être rapidement mise en œuvre permettant notamment de débloquer les actuels plafonds indiciaires des 2ème (5éme échelon avant passage au tableau) et 1er grades (plafonnement au B3).

    L’USM a néanmoins bien conscience que plus de 1000 de nos collègues, en instance de partir à la retraite dans les années qui viennent, ont un espoir légitime à voir mettre en œuvre de manière rapide et effective une grille indiciaire qui leur offre de meilleures perspectives pour leurs retraite et les récompense ainsi, comme nos collègues des autres magistratures, de leur long dévouement au service de la justice. A défaut de la mise en œuvre rapide annoncée, l’USM sollicite le « Bbis pour tous » à l’ancienneté, à l’instar des autres corps A+, à titre de mesure transitoire.

    Dès le début d’année 2024, nous allons continuer à travailler avec la DSJ sur ce sujet, en faisant des propositions concrètes et en maintenant la pression.

  • Rencontre avec le garde des Sceaux

    Rencontre avec le garde des Sceaux

    Le bureau de l’USM a rencontré le garde des Sceaux et son cabinet ce vendredi 8 décembre à 10h00. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté partagée de
    retrouver un fonctionnement institutionnel normalisé au service de la Justice.
    Nous avons pu évoquer les principaux sujets qui nous préoccupent : le statut du ministère public, la mise en oeuvre par voie de décret des dispositions de
    la loi organique et de la loi d’orientation et de programmation, la thématique transversale de la charge de travail des magistrats (laquelle se décline
    notamment à travers le recrutement des renforts, leur formation, leur accueil impactant l’immobilier des juridictions), les audiences tardives, la réduction
    des délais ou la politique de l’amiable.
    Nous avons notamment insisté sur la finalisation des travaux du groupe sur la charge de travail des magistrats, au sein duquel l’USM est le seul syndicat présent à chaque
    réunion. Nous avons rappelé la nécessité de se fonder sur ses travaux et ses conclusions pour chaque fonction afin d’évaluer les besoins en effectifs de magistrats, mais aussi pour renforcer l’équipe autour du magistrat.
    Nous avons abordé le sujet des grilles indiciaires, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la loi organique instituant un troisième grade, et parce que l’augmentation de la rémunération indiciaire, la seule qui compte pour la retraite, doit suivre l’effort réalisé récemment sur l’indemnitaire, dans la continuité de ce que nous défendons depuis juin 2021 (lire ici nos propositions de l’époque).
    Nous avons enfin attiré l’attention du garde des Sceaux sur la nécessaire défense de l’institution judiciaire face aux critiques, souvent virulentes et injustifiées, de certaines organisations syndicales ou partis politiques.
    Le ministre et son cabinet ont insisté sur leur volonté d’impliquer les organisations syndicales dans la rédaction des textes en préparation, sur leur souhait de remontées ou de propositions concrètes pour améliorer le fonctionnement des juridictions et agir pour la simplification des textes.
    Il nous a été proposé de pérenniser ces rencontres à un rythme régulier, ce à quoi nous avons acquiescé : le dialogue social au plus haut niveau étant nécessaire pour construire une politique ambitieuse mais réaliste au profit des personnels judiciaires et de nos concitoyens.

  • Décision de la Cour de justice de la République

    Décision de la Cour de justice de la République

    A la suite de la décision de relaxe de M. Dupond-Moretti rendue par la Cour de Justice de la République ce jour, veuillez trouver ici notre communiqué de presse.

  • Groupe de travail sur les outils numériques

    Groupe de travail sur les outils numériques

    Le bureau national de l’USM a participé au groupe de travail « Outils Numériques » nouvellement créé par le Secrétariat général du ministère de la Justice, rassemblant toutes les organisations syndicales représentatives de fonctionnaires et de magistrats et les directions du ministère.

    La première réunion du groupe de travail s’est tenue le 24 novembre 2023 ; elle a été l’occasion pour le Secrétariat général de rendre compte de ses actions en lien avec le « Plan de Transformation Numérique » (PTN), dont la 2e mouture, dite « PTN2 », présentée en novembre 2022, était l’objet des derniers échanges avec le ministère sur ce sujet brûlant. Si des avancées générales ont été observées (Wifi, ordinateurs portables, portables Hermès, tablettes, visio…), le Secrétariat général a également admis que le travail qui restait à accomplir pour notamment améliorer les applicatifs professionnels était « d’ampleur ».   

    Le numérique est un « irritant » pour tous les personnels dans les juridictions. C’est un sujet dont notre syndicat s’empare régulièrement, nous avions ainsi saisi la Secrétaire générale sous la forme d’un cahier de doléances listant des exemples concrets des défaillances de nos outils numériques par courrier du 21 juin 2023 (à lire ici).

    Seul syndicat de magistrats présent physiquement à cette première réunion, nous avons notamment fait mention de ce courrier, resté sans réponse, et de notre volonté que le travail soit efficacement lancé concernant les applicatifs métiers chaque jour utilisés en juridiction, insistant sur l’état d’esprit des professionnels qui n’est plus de l’« irritation » mais de la « désespérance » voire de la « colère » face à des outils défaillants. 

    Cette première réunion a été également l’occasion pour le Secrétariat général de proposer aux organisations syndicales d’œuvrer sur le sujet par le biais de réunions thématiques trimestrielles du groupe de travail dédié. L’USM participera à ce nouveau « GT » afin de faire progresser ce sujet d’importance. Nous serons amenés à vous solliciter pour avoir des retours concrets de terrain concernant les problématiques numériques qui seront abordées lors de chaque réunion. 

    Enfin, vous avez reçu sur votre mail Justice le 5 décembre à 10h un mail de la DICOM vous invitant à remplir un questionnaire sur l’environnement de travail numérique. Nous vous encourageons à prendre quelques minutes pour remplir ce questionnaire avant le 20 décembre, le Secrétariat général prenant en compte les réponses données pour orienter ses actions. 

    Lire sur ce sujet les articles publiés dans le NPJ :

  • Rencontre USM-DACS

    Rencontre USM-DACS

    Le DACS, Rémi Decout-Paolini, a souhaité institutionnaliser des rencontres semestrielles entre la DACS et notre organisation syndicale. Nous l’avons rencontré une première fois le 24 janvier 2023 (compte-rendu à retrouver ici). Nous l’avons revu avec son équipe le 14 novembre 2023, l’USM étant représentée par Cécile Mamelin, vice-présidente, et Natacha Aubeneau, secrétaire nationale.

    Nous avons abordé de nombreux sujets : la mise en œuvre de l’ARA et de la césure du procès civil ; la réforme de la procédure d’appel ; la perte des compétences civiles du JLD ; les ajustements procéduraux préconisés en JAF ou JME.

    Bien que parfaitement conscientes que ces sujets ne relèvent pas de la compétence de la DACS, nous avons néanmoins tenu à dénoncer l’accroissement à moyens constants de la charge de travail des collègues civilistes (politique de l’amiable, transfert des compétences du JLD civil, multiplication des missions des JCP) et l’inadéquation (wordperfect, winci) ou l’absence (calcul des délais des mesures d’isolement et contention) des outils informatiques.

    Nous lui avons indiqué que la phrase de la circulaire du 17 octobre 2023 sur la politique de l’amiable relative à la prise en compte, au titre de l’évaluation et de la prime modulable, de la participation des magistrats à cette politique publique était pour nous une ligne rouge, que nous souhaitions une modification de la circulaire sur ce point en ce qu’elle porte atteinte à l’indépendance juridictionnelle du juge. Il nous a renvoyés à saisir la DSJ de cette question… ce que nous allons faire, et préparer un projet de recours contentieux contre ce texte.

    Le reste des échanges a été enrichissant. La DACS nous a consultés au cours du semestre écoulé sur divers sujets. L’USM a été très largement entendue et suivie en ses observations. Un tableau reprenant nos préconisations sur la réforme de la procédure d’appel, et précisant ce qui en a ou non été retenu, nous a été remis. Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu détaillé de cette rencontre.

    L’USM se félicite de ces échanges réguliers et constructifs avec la DACS.

    ARA et césure du procès civil

    Sans critiquer ces dispositifs qui peuvent évidemment avoir un intérêt, nous avons dénoncé le manque de moyens, d’effectifs, d’outils, de formation, de temps, pour s’en saisir efficacement.

    Le DACS nous a indiqué que la circulaire du 17 octobre 2023 se veut avant tout pratique, que toutes les trames sont prêtes, accessibles directement via des liens hypertexte dans la circulaire, de même que la nouvelle nomenclature qui permettra d’évaluer la pertinence du dispositif. Des praticiens, nommés ambassadeurs de l’amiable, vont aller à la rencontre des collègues pour les aider à mettre en place ces nouveaux dispositifs. Il nous a remis une fiche de présentation du dispositif des ambassadeurs de l’amiable et un calendrier de leurs déplacements fixés dans les juridictions. Une foire aux questions va être ouverte.

    Un travail conjoint est mené par la DACS avec l’ENM pour incorporer l’amiable à la formation initiale et à la formation déconcentrée, que le TJ de Paris s’est déjà saisi du dispositif.

    Se voulant rassurant, le DACS a expliqué que l’idée est d’offrir de nouveaux dispositifs dans le champ de l’amiable, pas de désorganiser les juridictions, qu’il faut une adaptation progressive, que les effectifs vont augmenter, que les MH et MTT vont être mobilisés sur ce nouvel outil, que les textes ont déjà été adaptés en fonction de remontées des juridictions et qu’ils feront l’objet de nouvelles adaptations si nécessaire.

    Le DACS s’est engagé à ce que ce dispositif reste facultatif, affirmant qu’il n’a jamais été pensé comme pouvant devenir obligatoire, qu’il dépend du choix juridictionnel de chaque magistrat, que l’idée est de mettre à disposition des collègues les outils pour pouvoir y recourir, en mesurer les effets, les bénéfices.

    La DACS, assurant ne pas ignorer les difficultés des juridictions, plaide pour différer l’entrée en vigueur des textes civils afin de laisser le temps aux juridictions de les mettre en place, de mettre à leur disposition des outils pratiques en temps utile.

    FAQ, lettre de la DACS

    L’USM a rappelé son souhait de mettre en place une FAQ plus large que pour les seules questions relatives à la politique de l’amiable, adossée à un outil de recherche qui permette de retrouver les réponses aux questions déjà posées. La DACS y réfléchit, ayant précisé que les collègues saisissent déjà les bureaux dédiés à certains contentieux (famille, immobilier, nationalités…) mais qu’en effet, il n’existe pas d’outil permettant de centraliser et de retrouver les réponses apportées. Cet objectif pourrait être réalisé dans le cadre de la refonte du site justice.fr en mutualisant les réponses aux questions pour pouvoir les partager avec tous.

    Dans l’attente, la DACS publie régulièrement une newsletter qui va intégrer des focus sur des points procéduraux qui méritent d’être précisés. C’est ainsi que la prochaine lettre pourrait répondre à certaines questions que nous lui avons soumises :

    • La procédure applicable en divorce à la révision des mesures provisoires reste la procédure orale ;
    • Sur la compétence du JME sur une FNR soulevée dans une instance introduite par assignation délivrée avant le 1er janvier 2020, par une partie appelée en cause postérieurement à cette date : cette compétence est applicable aux instances introduites à compter du 1er janvier 2020 (article 55-II), donc pas aux instances introduites avant, même en cas d’intervention forcée postérieure ;
    • Sur la pratique d’une communication des dates d’audience de protection JAF par téléphone : c’est contraire au texte puisque c’est l’ordonnance qui vaut convocation, ordonnance qui doit être rendue sans délai. Une solution pourrait venir de la signature électronique avec l’expérimentation en cours du minutier électronique.

    JLD civil

    Nous avons fait part à la DACS de nos craintes relatives à la déspécialisation des fonctions civiles du JLD. Il existe un risque de pratiques disparates selon les juridictions, selon que ce contentieux restera assigné aux JLD ou confié à d’autres collègues non JLD, avec un risque d’éclatement de ce service pourtant très technique qui requiert une réelle expertise mais qui est peu attractif.

    Le contrôle des mesures de contention et d’isolement est mal compris par les services hospitaliers, sans doute parce qu’inadapté à leurs pratiques et conditions de travail mais aussi parce qu’ils ne disposent pas des outils numériques qui permettraient de faciliter ce contrôle. Le contrôle est souvent vidé de son sens et de sa substance soit parce qu’il intervient parfois alors même que la mesure est déjà levée, ou qu’il y est fait obstacle parce que le juge n’est pas informé de la reprise d’une mesure, soit au contraire parce que même si le contrôle conduit à la mainlevée de la mesure comme contraire aux textes, la décision du JLD n’est pas respectée.

    Nous avons dénoncé l’absence de cohérence des textes quant à la possibilité de recourir à la visio conférence en matière de contrôle des mesures d’isolement mais pas en audience de soins contraints. Nous avons appelé à la clarification du cadre juridique des auditions en matière d’isolement et contention, souhaitant que cette audition puisse se faire avec un greffier, dans un cadre garantissant la sérénité des débats et la dignité de la personne.

    Nous avons rappelé que l’objectif de protection des libertés fondamentales des patients est loin d’être atteint et que le sentiment d’inutilité pour le JLD est d’autant plus difficile à vivre que la procédure, mise en place sans réelle étude d’impact, est particulièrement chronophage tant pour le magistrat que pour son greffier.  

    La DACS nous a assurées avoir conscience de ces difficultés.

    Projet de décret réformant la procédure d’appel

    Le décret est devant le CE. Il sera soumis au CSA-SJ de décembre. Une consultation est en cours sur cette dernière version du projet, qui peut encore être amendé avant le CSA-SJ.

    L’USM avait consulté ses adhérents sur le premier état du projet (retrouvez ici notre contribution). La DACS a retenu beaucoup des remarques remontées par l’USM, et a dressé un tableau reprenant nos préconisations, ce qui en a ou non été retenu.

    Ont notamment été retenues les observations suivantes :

    • Maintien des sanctions (caducité de la déclaration d’appel, irrecevabilité des conclusions) ;
    • Restructuration des dispositions du CPC afin de distinguer clairement les dispositions applicables à la mise en état et celles en matière de procédure à bref délai ;
    • Incitation au recours à la mise en état conventionnelle par la fixation prioritaire de l’affaire ;
    • Possibilité de dispense de plaidoirie en procédure à bref délai ;
    • Unification sans allongement des délais pour conclure, soit 2 mois en mise en état classique comme en procédure à bref délai ;
    • Pas d’extension de la compétence du CME à la recevabilité des prétentions nouvelles ;
    • Suppression de la condition tenant au caractère exceptionnel du rapport pouvant être fait par un autre magistrat que le CME ;
    • Clarification des pouvoirs juridictionnels du président de chambre.

    Nous nous sommes félicités de la méthode retenue par la DACS, d’une vraie consultation et prise en compte des remontées de l’USM et du terrain.

    Projet de décret Magicobus (fourre-tout)

    La DACS nous avait déjà présenté ce projet en janvier. L’idée est de disposer d’un vecteur pour porter les souhaits d’améliorations textuelles des collègues sur des sujets ponctuels, techniques. Ce décret aurait vocation à être modifié tous les ans, voire 2 fois par an.

    3 sujets pourraient y être insérés :

    • Simplification du traitement des fins de non-recevoir :

    L’USM a appelé de ses vœux la réforme de l’article 789 CPC sur la possibilité de donner pouvoir au juge du fond de trancher les FNR. La DACS admet que la réforme de 2019 donnant compétence exclusive au JME a créé des difficultés importantes. Plusieurs solutions envisagées : revenir à la situation antérieure avec les mêmes écueils ou joindre en quelque sorte l’incident au fond : cette proposition de l’USM sera retenue. A aussi été envisagée la possibilité d’un appel immédiat, sur laquelle l’USM a émis de vives réserves.

    L’USM a rappelé la nécessité de donner les moyens à une véritable mise en état intellectuelle, seule de nature à favoriser le tri et l’orientation des dossiers vers les modes amiables de règlement des litiges.

    • Sécurisation du régime de la péremption d’instance en appel après la clôture : les avocats se voient imposer de faire des actes pour éviter la péremption, ce qui n’est pas très juste. Ce système va être modifié.  
    • IFPA : le principe de l’intermédiation ne sera pas remis en cause, mais va être introduite une définition de l’extrait exécutoire dans le code pour se caler sur la pratique du greffe afin de leur offrir la sécurité juridique nécessaire, avec une exception au principe de notification par LRAR quand on sait que le défendeur est défaillant.

    Décision attendue du Conseil constitutionnel sur le PLOPJ :

    La décision est attendue ce jeudi 16/11. La DACS n’a pas d’inquiétude sur les dispositions civiles, sauf sur le legal privilege.

    Vous pourrez lire ici notre contribution extérieure déposée devant le Conseil constitutionnel pour contester différents points des projets de loi, notamment sur le legal privilege.

    Après la décision du Conseil, il faudra alors préparer les décrets sur 2 sujets notamment : saisie des rémunérations (décret attendu pour le 1er juillet 2025) ; retrait des attributions civiles du JLD qui implique un gros travail de modification des textes.

  • Projet de loi immigration

    Projet de loi immigration

    Le bureau de l’USM a été entendu le 15 novembre 2023 par la commission des lois de l’Assemblée nationale sur le projet de loi, largement amendé par le Sénat, « contrôler l’immigration et améliorer l’intégration ».

    Notre audition a été écourtée par une actualité législative chargée. Elle portait pourtant sur un texte long, complexe, symbolique et durcissant très sensiblement le droit, tant processuel qu’au fond, des étrangers.

    Sans entrer dans des choix politiques, nous nous sommes efforcés d’attirer l’attention du législateur sur les risques, tant constitutionnels que pratiques, inhérents à la massification des situations de rétention administratives qui constituent des mesures de privation de liberté individuelle, la multiplication mécanique de recours judiciaires et administratifs et la création d’une catégorie ciblée de justiciables (étrangers) bénéficiant de droits moindres que les citoyens français ou des étrangers en situation régulière.

    A titre d’exemple, la peine complémentaire facultative d’interdiction du territoire français (ITF) serait généralisée et les protections contre l’expulsion, dont bénéficient certaines catégories d’étrangers au titre de l’article L631-2 du Ceseda, seraient très sensiblement limitées.

    Actuellement, ces protections ne tombent qu’en cas de condamnation définitive à une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à 5 ans. Le texte étudié prévoit qu’une condamnation pour une infraction faisant encourir une peine égale ou supérieure à 5 ans suffirait désormais.

    Le texte prévoit également la généralisation de l’audience à distance par un moyen audiovisuel de communication.