Catégorie : Actualités

L’action de l’USM se décline de multiples façons. Retrouvez ici toutes les actualités de l’USM : réunions, rencontres, groupes de travail, contributions, notes, courriers, mails, publications, etc.

  • Contributions de l’USM au Conseil constitutionnel

    Contributions de l’USM au Conseil constitutionnel

    Examen par le Conseil constitutionnel de la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 et de la loi organique relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire.

    L’USM a entendu produire des contributions dans le cadre de l’examen par le Conseil constitutionnel de la constitutionnalité de la loi organique relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire et de la loi de programmation et d’orientation de la justice.

    Lire nos observations sur le projet de loi organique 2023.

    Lire nos observations sur le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027.

    Deux mémoires ont ainsi été déposés hier devant le Conseil Constitutionnel.

  • Congrès USM 2023 Paris – Justice et médias

    Congrès USM 2023 Paris – Justice et médias

    L’USM organisait son congrès annuel à la Cour d’Appel de PARIS les 13 et 14 octobre 2023, sur le thème Justice et médias, regards croisés.

    Des discours, des intervenants de qualité, une table ronde, des débats : un temps essentiel de la vie de notre syndicat, un moment toujours riche en échanges !

    Retrouvez ici :

    – le discours du président de l’USM, Ludovic Friat :

    – le rapport moral de la secrétaire générale, Alexandra Vaillant :

    Déroulement de la journée du vendredi 13 octobre 2023

    9h00   Accueil des participants – Petit-déjeuner

    9h30   Discours du trésorier national, Thierry Griffet, et approbation des comptes

    10h30  Discours du président, Ludovic Friat

    11h15  Intervention de François Molins

    12h00  Echanges avec la salle

    14h00  Rapport de la secrétaire générale, Alexandra Vaillant

    15h15  Table ronde sur le thème « Justice et médias : regards croisés »

    Invités : Mathieu Delahousse, Arthur Dénouveaux, Julia Courvoisier, Jacques Dallest

    16h15   Débats avec la salle

    17h15  Fin des travaux

    Déroulement de la journée du samedi 14 octobre 2023

    9h30 – 12h                

    Présentation du futur site internet de l’USM

    Débats sur les sujets d’actualité

  • L’USM à Bruxelles

    L’USM à Bruxelles

    Le bureau de l’USM a été entendu le 25 septembre par l’unité droit du travail de la direction générale de l’emploi, affaires sociales et inclusion de la Commission européenne au sujet de notre plainte sur le non-respect par la France du droit de l’Union concernant le temps de travail des magistrats judiciaires (directive 2003/88/CE).

    Nous étions reçus avec les représentantes du syndicat de la magistrature (SM), de l’association française des magistrats instructeurs (AFMI) et de l’association des magistrats de la jeunesse et de la famille (AMJF) qui avaient, courant 2022, porté cette plainte contre la France avec l’USM et avec les collègues qui s’en étaient saisis dans la suite du mouvement de la « tribune des 3000 ».

    La commission souhaitait nous entendre à la suite des observations de l’Etat français -lesquelles ne nous ont pas été transmises- et notamment concernant notre qualité de « travailleurs autonomes », au sens de l’article 17 paragraphe 1 de la directive, permettant des dérogations aux principes sur la durée maximale hebdomadaire du travail, au travail de nuit ainsi qu’aux pauses et repos journalier et hebdomadaire.

    Nous avons pu apporter à la commission une vision « réaliste » de nos conditions de travail, de notre fonctionnement en juridiction et des spécificités de notre métier : notre indépendance dans la sphère de l’acte juridictionnel, garantie de l’Etat de droit, n’est pas synonyme de pleine autonomie dans la sphère organisationnelle, l’organisation du travail nous étant très largement imposée par notre employeur ou par des délais légaux contraints.

    Nous avons également rappelé que les magistrats sont divers et soumis à des régimes ou obligations variés selon que l’on soit au parquet ou au siège, au civil ou au pénal, juge spécialisé ou juge généraliste outre l’accroissement de nos contraintes tels que les services de bibliothèque, de permanence ou d’astreinte.

    Nous avons remis un certain nombre de pièces – dont le « Livre blanc sur la souffrance au travail » ou « le guide vos droits » – et nous adresserons prochainement une note écrite à la Commission européenne.

    L’instruction du dossier se poursuit et il est probable que l’issue de ce contentieux n’intervienne pas avant les prochaines élections européennes de juin 2024.

  • Mouvement des greffiers

    Mouvement des greffiers

    Le bureau de l’USM était présent ce midi, au Tribunal Judiciaire de Paris, aux côtés des greffiers et fonctionnaires qui participaient à la mobilisation de l’UNSa-SJ au soutien de revendications salariales et statutaires.

    Une réunion de négociation a eu lieu, hier après-midi, entre la Direction des Services Judiciaires et les organisations syndicales de fonctionnaires. Des propositions concrètes ont été faites par l’administration. Elles doivent désormais être analysées et discutées par les organisations syndicales avec leurs adhérents et collègues.

    Nous tenions à exprimer clairement notre solidarité avec les greffiers et les personnels judiciaires, s’agissant d’une juste reconnaissance professionnelle.

    Sans eux notre institution ne fonctionnerait pas.

    Comme nous, ils subissent les conséquences d’un sous-dimensionnement ancien et massif de moyens, notamment en termes d’effectifs, faisant que l’institution ne fonctionne que grâce au dévouement de ses personnels.

  • Le NPJ n°444 09/2023

    Le NPJ n°444 09/2023

    Consultez la revue de l’USM du mois de septembre 2023 consacrée, une fois n’est pas coutume, aux combats de notre syndicat pour l’amélioration des moyens de la justice.

    Contenu du NPJ n°444 :

    • L’édito du président de l’USM
    • Dialogue social au sein des CSA et F3SCT : chronique d’un lancement
    • Justice malade : plongée dans l’enfer du numérique judiciaire, acte II
    • De magistrate à médiatrice : interview
    • police judiciaire : chronique d’une mort annoncée
    • L’actualité du bureau national au premier semestre 2023
    • L’USM sur LinkedIn et Instagram
    • L’USM aux universités d’été de l’école des avocats de Nouvelle Aquitaine
    • L’USM au congrès de l’AEM à Athènes
    • Culture : expo à la bibliothèque du TJ de Paris
  • L’USM à Taïwan

    L’USM à Taïwan

    L’Union Internationale des Magistrats (UIM) ou International Association of Judges (IAJ) tenait son 65ème congrès du 16 au 21 septembre 2023 à Taïwan.

    Ce congrès réunissait des délégations d’associations de magistrats des 92 pays membres de l’UIM. Une seule association ou un seul syndicat de magistrats peut représenter son pays. L’USM, en qualité de membre fondateur de l’UIM et de l’AEM (groupe européen de cette association mondiale), y représente la France.

    Christophe REGNARD participait à ce congrès en sa qualité de président d’honneur de l’UIM-IAJ, et l’USM y était en outre représentée par Cécile MAMELIN, Alexandra VAILLANT, Aurélien MARTINI, Natacha AUBENEAU et Catherine VANDIER, membres du bureau national de l’USM.

    Lors de ce congrès ont été élus le nouveau président de l’AEM (Association européenne des magistrats) et le nouveau président de l’UIM.

    Pendant tout le congrès, l’USM a participé aux échanges avec les délégations venues du monde entier et a rappelé l’importance de ses actions pour l’indépendance de la justice, l’état de droit et la démocratie, en France, comme à l’étranger.

    Lisez l’article d’Aurélien Martini publié dans le NPJ n°445

  • Procédure d’appel

    Procédure d’appel

    Dans la suite de la mise en œuvre du plan d’action présenté le 5 janvier dernier par le garde des Sceaux, la direction des affaires civiles et du sceau (DACS) travaille à clarifier les règles du procès, particulièrement celles qui régissent la procédure devant la cour d’appel.

    Après un groupe de travail sur la procédure d’appel, composé de représentants de la Cour de cassation, de la Conférence nationale des Premiers présidents, du Conseil national des Barreaux et d’une professeure des universités, et des échanges avec les magistrats et les avocats rencontrés notamment à l’occasion de déplacements en juridiction, la DACS a souhaité consulter les organisations syndicales, avant mise au point définitive du texte.

    La réforme proposée apparaît bienvenue mais le problème reste encore et toujours celui des moyens.

    Lire notre contribution issue de notre propre consultation auprès de nos adhérents.

  • Audiences tardives

    Audiences tardives

    Cet été à Paris, mais aussi dans d’autres grandes juridictions de la couronne ou de province, des audiences pénales ont, à plusieurs reprises, duré toute la nuit …
    L’USM dénonce de longue date nos conditions de travail dégradées, à l’opposé d’une justice de qualité qui prend le temps d’écouter et de juger dans de bonnes conditions. Ce fonctionnement normalisé à défaut d’idéal, auquel nous aspirons tous, constitue pourtant le préalable au retour de la nécessaire confiance de nos concitoyens dans notre institution.

    Dans un article d’Actu-Juridique.fr de septembre 2021, l’USM dénonçait les longues audiences nocturnes de comparutions immédiates au TJ de Bobigny, d’une durée de 11/13 heures d’affilée, laissant les personnels judiciaires, les auxiliaires de justice, les escortes, les prévenus et les victimes dans un état d’hébétude proche du « jet-lag » des vols transcontinentaux Paris-Tokyo : Les audiences Paris-Tokyo des comparutions immédiates de Bobigny

    Des efforts ont été faits depuis, plusieurs chefs de juridictions ayant rappelé qu’une audience débutée à 13h-13h30 ne devait pas perdurer, sauf circonstances exceptionnelles, au-delà de 22h00, des motions ont été votées en assemblée générale fixant à 21h ou 22h la fin des audiences pénales dans certaines juridictions. Nous avions notamment interpelé le garde des sceaux en décembre 2021 après avoir mené un sondage dressant un état des lieux inquiétant sur la généralisation des audiences tardives : L’usm révèle l’inquiétante généralisation des audiences nocturnes.

    Cependant cet été à Paris, mais aussi dans d’autres grandes juridictions de la couronne ou de province, des audiences pénales ont, à plusieurs reprises, duré toute la nuit : jusqu’à 04h00 voir 06h00 du matin. Notre institution judiciaire bat des records de temps d’audience : nous approchons voire dépassons désormais les 18 heures du vol du Singapour-New York, plus long vol commercial existant, mais avec un seul équipage aux commandes, pas de temps de repos et des justiciables qui subissent cette justice « sur-bookée ».

    L’USM, toujours dans Actu-Juridique, s’en est à nouveau fait l’écho : Sommes-nous condamnés à juger en pleine nuit ?

    Cette situation, à moins d’un an des Jeux Olympiques de Paris qui nous promettent d’autres très longs débats malgré un accroissement sensible du nombre d’audiences, ne peut perdurer car elle met professionnels et justiciables en danger. Elle dégrade en outre l’image de la Justice.

    Nous invitons l’ensemble des collègues à réfléchir à leur pratique, pour que chacun œuvre à son niveau à éviter ces situations, et lorsque de tels dérapages ne peuvent être évités à les faire systématiquement consigner dans les registres hygiène et sécurité de la juridiction, véritable « boite noire » judiciaire (ils se situent en principe au SAUJ ou au secrétariat de la présidence). Cette démarche peut être portée par votre représentant syndical USM. Elle présente l’avantage de laisser une trace écrite et, surtout, de saisir le CSA dans sa formation spécialisée (ex. CHSCT) de la problématique. N’hésitez pas non plus à faire remonter chaque non-respect des règles relatives aux temps de travail et repos (voir le modèle dans la boite à outils de votre espace adhérent).

    Le sujet des audiences tardives est plus largement inclus dans celui de la (sur)charge de travail des magistrats, sujet central pour l’USM qui continue d’investir toutes les instances (notamment les groupes de travail DSJ sur la charge de travail, les CSA…) et envisage toutes les actions utiles. Nous reviendrons vers vous à la rentrée, à ce sujet.

     

  • Situation institutionnelle inédite

    Situation institutionnelle inédite

    Rejet des pourvois de M. Dupond-Moretti contre son renvoi devant la Cour de justice de la République.

    Renvoyé devant la Cour de justice de la République pour des faits de prise illégale d’intérêts par décision de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) du 3 octobre 2022, M. Dupond-Moretti s’était pourvu en cassation et avait soulevé plusieurs questions de droit.

    Nos organisations, qui ne sont pas parties à cette procédure, ont pris connaissance de l’arrêt rendu ce jour par la Cour de cassation.

    La situation est inédite : un garde des Sceaux en exercice sera jugé par la Cour de justice de la République pour des délits commis dans l’exercice de ses fonctions.

    Il appartiendra à cette juridiction, composée de trois juges professionnels et douze parlementaires (députés et sénateurs élus dans chaque assemblée) de dire si l’infraction de prise illégale d’intérêts est ou non constituée. M. Dupond-Moretti encourt jusqu’à 5 années d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende ainsi notamment qu’une peine complémentaire d’inéligibilité.
    Ancien avocat, le garde des Sceaux avait engagé des poursuites disciplinaires contre des magistrats qui avaient traité d’affaires le concernant personnellement ou concernant ses clients. Nos organisations avaient déposé une plainte le 17 décembre 2020 afin de dénoncer l’abus de ses fonctions ministérielles par le ministre de la Justice. Depuis, les magistrats concernés ont été mis hors de cause par le Conseil supérieur de la magistrature, organe disciplinaire des magistrats, qui a également souligné « la situation objective de conflit d’intérêts » dans laquelle s’était trouvé le ministre en les poursuivant.

    Depuis, le gouvernement a publié plusieurs décrets de déport (les 23 octobre 2020, 17 décembre 2020, et 14 février 2023) à mesure que les conflits d’intérêts de M. Dupond-Moretti se sont révélés. Ainsi, c’est à la Première ministre qu’a été déléguée la nomination de M. Heitz, nouveau procureur général près la Cour de cassation, qui représentera l’accusation devant la CJR.
    Nos organisations considèrent que cette situation décrédibilise le garde des Sceaux et, par ricochet, affaiblit l’institution judiciaire toute entière.

  • L’état de droit en danger

    L’état de droit en danger

    Le communiqué de presse de l’USM, à la suite des propos tenus par Frédéric VEAUX, DGPN, quant au placement en détention provisoire d’un policier à Marseille.

    A la suite des propos tenus par le directeur national de la police, Frédéric VEAUX, l’USM réaffirme son attachement intangible tant à l’indépendance de la Justice qu’à la présomption d’innocence, principes fondamentaux de notre Etat de droit. Elle rappelle qu’une mise en examen et un placement en détention provisoire ne constituent qu’une mesure provisoire qui ne préjugent en rien de la culpabilité.

    La détention répond à des critères légaux, qui s’appliquent à tous, les faits, la personnalité du mis en cause et les circonstances de l’affaire étant pris en considération.

    L’Union syndicale des magistrats exprime son soutien sans réserve aux policiers et gendarmes qui œuvrent quotidiennement sur le terrain dans des conditions d’intervention difficiles, notamment lors des récentes émeutes. Les forces de l’ordre sont trop souvent la cible d’agressions, voire perdent la vie dans l’exercice de leurs fonctions, ce qui est évidemment inadmissible.
    Les services de police et la justice coopèrent au quotidien et leurs missions sont essentielles dans un État de droit. Ce sont deux maillons indissociables d’une même chaîne pénale, au service des citoyens.

    Chercher à les opposer, dans une logique de surenchère destructrice, est non seulement stérile mais dangereux et sape les fondamentaux de notre société.

    Réclamer une Justice d’exception au bénéfice des policiers est contraire au principe constitutionnel d’égalité devant la loi, cela ne sert que des intérêts partisans et abime la nécessaire confiance mutuelle entre deux institutions complémentaires. Seules les voies légales de recours permettent un exercice serein de la justice à l’abri de toute pression.

    Le président de la République qui vient de s’exprimer à ce sujet n’a pas dit autre chose, en rappelant les principes de notre Etat de droit. Nous partageons cette analyse.

    Voir le communiqué de presse du 24 juillet 2023.

  • CSA Ministériel

    CSA Ministériel

    Communiqué de presse commun UNSa et USM s’agissant du CSA-ministériel du 12 juillet 2023 que nos organisations syndicales ont décidé de boycotter !

    Lire le communiqué de presse du 12 juillet 2023

    Le garde des Sceaux fait convoquer un CSA Ministériel le 12 juillet prochain (auquel il ne participera pas comme à son habitude !) avec un ordre du jour indigent et aux antipodes des urgences à traiter en matière de reconnaissance et revalorisation statutaire et salariale tant attendues par les Personnels de ce ministère.

    Toujours aucune réponse apportée s’agissant de notre demande d’ouverture de négociations statutaires, indiciaires et indemnitaires concernant la réforme annoncée comme « historique » des personnels de surveillance. La Chancellerie et la DAP ont choisi le mépris en ne daignant même pas répondre à nos sollicitations, demandes de rendez-vous et propositions formalisées par l’UFAP UNSa Justice pour une réforme statutaire, indiciaire et indemnitaire d’envergure répondant aux attentes légitimes du terrain.

    Concernant les Services Judiciaires, là encore, cela fait plusieurs années que l’UNSa SJ revendique et argumente l’urgence de revaloriser le statut des personnels des greffes judiciaires et notamment les greffiers en catégorie « A » avec à la clé, un projet d’organisation et de déroulement de carrière complet en cohérence avec la reconnaissance des compétences acquises et actuelles des greffiers.

    L’USM apporte son entier soutien aux revendications légitimes de revalorisation des métiers du greffe, qui constituent l’essentiel de l’équipe autour du magistrat. Si les contractuels méritent une juste rémunération, n’oublions pas les greffiers qui sont au cœur de l’institution depuis l’origine.

    Exaspérés par autant de mépris de la part de l’institution et de la tutelle gouvernementale, les personnels et les principales Organisations Syndicales, à l’exception de Force Ouvrière, sont entrés dans un conflit ouvert pour se faire entendre et exiger l’ouverture de discussions sur fond de réforme en catégorie « A » et non du projet proposé qui correspond purement et simplement à une insulte !

    Le mouvement social engagé depuis plusieurs jours est d’une ampleur inédite, traduisant le degré de colère et de ras le bol des personnels. Aujourd’hui, le garde des Sceaux est contraint d’avancer et d’ouvrir cette négociation attendue, au risque de plonger l’institution judiciaire dans de grandes difficultés de fonctionnement, car nous ne reculerons pas… Contrairement à ceux qui se sont désolidarisés des personnels et du mouvement engagé pour répondre aux exigences d’Éric DUPOND-MORETTI !

    Et que dire de la situation à la PJJ, ou aucune discussion n’est engagée sur la revalorisation des statuts et des salaires, alors même que l’UNSa SPJJ revendique et exige l’ouverture de discussions sur la revalorisation de la grille des directeurs de la PJJ, l’application du SEGUR à tous les personnels, etc.

    Au secrétariat général, le constat n’est guère plus reluisant. En effet, trop d’agents travaillent dans un contexte de grande souffrance, sans accompagnement, ni perspective. L’UNSa Justice SG AC revendique une réelle reconnaissance des personnels et un plan d’urgence de formation des encadrants.

    Plus largement, Syndicats d’agents publics et de magistrats, nous ne pouvons que dénoncer les annonces en matière salariale du gouvernement qui ont donné lieu à une revalorisation indigente au 1er juillet dernier. S’agissant des magistrats, les avancées indemnitaires ne suffisent pas, et ils demandent toujours l’ouverture de négociations sur leur grille indiciaire dès 2024, comme initialement annoncée, pour arriver enfin au même niveau de traitement que les juges administratifs.
    CSA M du 12 juillet 2023 : BOYCOTT !

    Cela suffit !… Plus les budgets de la Justice sont importants et moins les personnels se voient revalorisés, sans parler de leurs conditions de travail déplorables dans l’ensemble des directions métiers et du secrétariat général. Là pour le coup, personne n’est épargné par cet état de fait ! Sans parler de l’accord cadre qui ne prévoit même pas d’aborder le temps de travail, alors que le garde des Sceaux a annoncé le contraire à l’Assemblée Nationale la semaine dernière pour s’opposer à un amendement relatif aux audiences tardives ?!

    Par conséquent, dans un tel contexte et au regard de la volonté de ne pas dialoguer du garde des Sceaux, l’UNSa Justice et l’USM refusent de siéger à cette instance.

  • Projet de loi organique

    Projet de loi organique

    L’USM a adressé aux membres de la commission des lois et aux groupes politiques parlementaires 6 nouvelles propositions d’amendements dans le cadre de l’étude en hémicycle du projet de loi organique.

    Ces propositions motivées viennent s’ajouter à nos précédentes. Nous continuons à les porter résolument auprès des décideurs politiques et administratifs.

    Nos propositions visent à :

    –    équilibrer la répartition des recrutements de magistrats, et spécifiquement des placés ;
    –    recueillir l’avis du CSM sur tout projet de loi de finance intéressant la justice judiciaire ;
    –    aligner les garanties accordées aux magistrats judiciaires sur celles des autres agents publics en matière de gestion sur support électronique de leurs dossiers individuels ;
    –    accorder les conditions de négociation collective entre les ordres judiciaire et administratif ;
    –    assurer la parité des rémunérations entre les magistrats et les membres des ordres judiciaires et administratif (tout en sachant que l’USM soutient son partenaire UNSa-SJ dans ses légitimes revendications statutaires et salariales pour les greffes).

    L’action de l’USM a permis, dans le cadre de la présente réforme, d’obtenir en commission :

    –    le retrait de l’obligation d’impartialité dans le cadre de la communication syndicale,
    –    un jury d’aptitude professionnel composé majoritairement de magistrats ;
    –    la suppression des limitations temporelles (10 ans) dans une même juridiction ;
    –    un équilibre minimum entre auditeurs de justice et magistrats stagiaires pour les recrutements à venir.

    L’USM est apolitique, ni « dépolitisée » ni chantre du « tout politique ». L’USM est modérée mais pas modérément attachée à l’indépendance de l’autorité judiciaire, troisième pouvoir de toute société démocratique.

    Pour aller plus loin : lire nos propositions d’amendements